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Circuit Normandie / Bretagne / Anjou à vélo (Juin 2021)

Rédigé par uTux 1 commentaire

Chaque année, j'ai pour tradition de faire un périple à vélo pour mes vacances. Voici des liens vers mes voyages précédents :

Je part habituellement en Septembre, mais cette année j'ai démissionné de mon travail et ai pris le mois de Juin pour me reposer, j'ai donc avancé mes vacances. Dans tous les cas je choisis des dates idéales pour profiter de l'été sans pour autant être en haute-saison touristique.

J'ai eu beaucoup de mal à trouver un parcours, non seulement à cause d'un manque d'inspiration, mais aussi parce que je m'y suis pris un peu tard. J'avais envie de repartir dans le Sud, mais le problème est qu'il me fallait sacrifier 2 jours de trajet en train ou en voiture pour y aller, j'ai donc préféré un circuit qui part de chez moi et y revient directement. J'ai fini par élaborer un circuit qui monte jusqu'à Saint-Malo, et redescend à Nantes en faisant un tour en Normandie et en Anjou.

Voici le parcours réalisé :

Parcours

  • J1: Nantes - Redon (108 km)
  • J2: Redon - Rennes (101 km)
  • J3: Rennes - Saint-Malo (112 km)
  • J4: Saint-Malo - Saint-Hilaire-du-Harcoüet (102 km)
  • J5: Saint-Hilaire-du-Harcoüet - Mayenne (92 km)
  • J6: Mayenne - Pruillé (111 km)
  • J7: Pruillé - Nantes (113 km)

Total : 739 km (7 jours)

Matériel

Note : cet article n'est pas sponsorisé. J'ai choisi et payé de ma poche chaque élément et je tiens simplement à apporter un retour d'expérience à ceux qui s'équipent pour un périple similaire.

Je roule toujours avec mon fidèle Triban 500, un vélo de route sur lequel j'ai ajouté :

  • Un porte bagages BTWIN 900.
  • Une sacoche 20L.
  • Une sacoche 25L.
  • Une sacoche de cadre (2 trousses + emplacement étanche pour smartphone).
  • Une sacoche de selle.
  • 2x Pneus route TRIBAN PROTECT LIGHT 700x25 (tringles souples).
  • Des chambres à air BTWIN 700x23-32.
  • Multitool, démonte-pneus, maillon de chaîne, dérive-chaîne, pompe.

J'ai rencontré pas mal de soucis techniques, que je détaille dans une section dédiée plus bas.

Pour le matériel de camping :

  • Tente Forclaz TREK900 (1,6 kg, 1 place, s'accroche sur le guidon).
  • Matelas gonflable Forclaz TREK700 L (510g).
  • Sac de couchage Forclaz TREK500 15° (~1kg).
  • Oreiller gonflable Forclaz de Trekking

Gadgets et navigation :

  • 1 Powerbank 20 Ah (Boulanger).
  • Ma tablette Fire HD 8 de 2017.
  • Un Bryton Rider 450 pour la cartographie (cartes préparées grâce à VisuGPX).
  • Et enfin OsmAnd sur iPhone XR pour la cartographie, en secours.

Soucis techniques

Voici la liste :

  • Jour 2 : Mon dérailleur a explosé peu après Rennes. Heureusement j'ai trouvé un réparateur qui avait les pièces et m'a réglé ça rapidement. Je n'avais pas fini mon étape, mais avec tout le temps perdu j'ai décidé qu'il était plus sage d'improviser une nuit à l'hôtel sur Rennes, quitte à rattraper les kilomètres le lendemain.
  • Jour 3 : Mon Antivol s'est grippé et ne s'ouvre plus (même avec un coup de WD-40 il n'y a rien à faire). Heureusement le vélo n'était pas attaché quand cela s'est produit, sinon il aurait été immobilisé. Il faudra tout de même que je trouve un moyen de le couper, car il est coincé sur le cadre. J'ai donc du en acheter un autre pour pouvoir continuer mon voyage.

Santé

Outre les habituelles douleurs aux fesses et à la nuque, j'ai deux choses à noter :

  • Une douleur dans l'articulation de genou droit, mais pas tous les jours. En relisant mes articles précédents, je me rends compte que c'est arrivé l'année dernière. Heureusement cela a disparu durant les derniers jours.
  • J'ai attrapé une tique sur le mollet le 6e jour, en marchant dans des hautes herbes autour du camping pour aller aux poubelles. J'étais en plein milieu de la campagne, à 20h30, donc impossible de trouver une pince à tiques. Par chance elle n'avait pas eu le temps de s'ancrer complètement et j'ai pu la retirer en la pinçant avec 2 bouts de sparadrap. Je ne garde aucune trace de piqûre.

Météo

La météo m'a bien trollé. Pour les gens qui liront cet article dans le futur, sachez que le début Juin 2021 a été caractérisé par une vague de chaleur de deux bonnes semaines, il a vraiment fait très chaud. Le problème est que je ne suis pas parti au début du mois de Juin, mais le 21, en plein dans les périodes de fortes pluies et d'orages qui ont suivi cette chaude période.

J'ai donc eu une météo plutôt mauvaise car sur 7 jours de voyage je n'ai cumulé que 2 jours de soleil grand maximum, répartis sur 4 jours. Pour le reste j'ai alterné entre un temps gris et froid ou un temps gris et pluvieux. Inutile de dire que la crème solaire n'a pas servi cette année.

Rouler sous la pluie n'est déjà pas agréable, mais c'est à mon sens encore pire dans les campings (gadoue dans les sanitaires, difficultés à faire sécher son linge, herbe humide, froid...). Mais je m'estime tout de même chanceux car je n'ai pas non plus eu d'orage ni de grêle ou de pluie torrentielle. J'ai également toujours trouvé un endroit où attacher mon vélo à l'abri pour la nuit.

Trajet

Jour 1 : Nantes - Redon (108 km)

C'est la 4e fois que je fais cet itinéraire, donc je commence à le connaître. Pour économiser quelques kilomètres, je suggère de ne pas complètement suivre la Vélodyssée entre Nantes et Nort-sur-Erdre car elle fait beaucoup de détours inutiles alors que la route est plus directe. Une fois arrivé au Canal de Nantes à Brest, il suffit de le suivre jusqu'à Redon. La section près de Nort-sur-Erdre était en travaux, l'eau était donc marron.

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Le canal de Nantes à Brest, par temps gris.

Étant donné que c'était le premier jour et que la route est totalement plate, j'ai roulé très vite et suis arrivé à 15h30 au camping, ce qui est très tôt, j'ai donc pu prendre mon temps pour laver mes affaires, faire des courses, prendre une bière et visiter un peu. La soirée fut marquée par les grondements du tonnerre et des nuages menaçants, mais nous avons finalement été épargnés.

Jour 2 : Redon - Rennes (101 km)

Ce fut une étape très difficile car au 2e jour le corps n'a pas récupéré de la veille et n'est pas encore habitué à ce rythme. J'ai aussi subit un vent de face pendant la quasi totalité du parcours, ce qui fait que je me suis senti épuisé à la moitié et que j'ai continué dans la souffrance. La quasi totalité du parcours consiste à suivre la Vilaine sous un temps gris et froid, donc plutôt triste.

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La Vilaine en arrière plan, au niveau de Beslé

A la base je devais rejoindre le camping de Saint-Médard-sur-ille qui est après Rennes, mais j'ai cassé mon dérailleur. Au final cela m'a permis de me reposer et je me dis que si ce n'était pas le vélo qui avait lâché, ça aurait peut-être été moi.

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Vue sur le dérailleur cassé

Jour 3 : Rennes - Saint-Malo (112 km)

Cette étape s'est beaucoup mieux déroulée car j'ai récupéré toutes mes forces, et la météo fut clémente ce qui m'a permis de rouler dans de meilleures conditions. La Rance et ses paysages sont magnifiques surtout au pied de Dinan (le port), par contre cela marque le début de sacrés côtes à gravir.

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La Rance, au nord est de Dinan, quand on s'approche de l'estuaire

Fait amusant: en 2017 je me plaignais que la traversée du barrage de la Rance, entre Dinan et Saint-Malo était dangereuse. Il s'avère qu'aujourd'hui l'itinéraire "officiel" (La Vélomaritime / EuroVelo 4) passe par le Pont Saint-Hubert, beaucoup plus sûr pour les vélo.

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Arrivée à Saint-Malo

Je suis arrivé à Saint-Malo en bon état, avec le Soleil, et j'ai pu profiter de cette ville très sympathique très touristique.

Jour 4 : Saint-Malo - Saint-Hilaire-du-Harcoüet (102 km)

Cette étape m'a permis de passer par le Mont Saint-Michel mais également d'entrer en Normandie. J'ai eu le vent dans le dos pendant 75% du trajet ainsi que du Soleil, ce qui fait que j'ai avancé très rapidement et dans de bonnes conditions.

Je n'aime pas le Mont Saint-Michel. C'est très joli de l'extérieur, mais c'est un gros piège à touristes et surtout l'endroit est totalement privatisé par l'entreprise Vinci (la même qui gère les autoroutes et pas mal de parkings payants en France). Au moins en vélo je n'ai pas besoin de payer les tarifs scandaleux du parking (forfait à 14,90 en haute saison !!!). J'y suis allé le Jeudi 24 Juin - donc en semaine en dehors des vacances - et malgré cela l'endroit était noir de monde, impossible d'envisager d'y entrer à vélo même pied à terre. J'ai juste fait des photos de l'extérieur.

J4
Le Mont-Saint-Michel, c'est mieux de loin

Arrivé au camping à Saint-Hilaire-du-Harcoüet, je me suis aperçu qu'une banane avait pourri dans mon sac et coulé sur mes affaires de rechange ! Heureusement il faisait grand Soleil, j'ai donc pu les laver et les faire sécher assez vite, même si j'ai du me promener en caleçon dans le camping.

Jour 5 : Saint-Hilaire-du-Harcoüet - Mayenne (92 km)

Dans cette étape j'ai continué sur la Véloscénie jusqu'à Domfront pour ensuite passer sur la Vélofrancette et commencer mon chemin de retour.

La ville de Mayenne ne m'a pas laissé un très bon souvenir, tout d'abord en raison du trafic routier très important qui la traverse, mais aussi et surtout parce qu'il a plu toute la soirée et toute la nuit. Heureusement le camping est très excentré ce qui permet d'avoir pas mal de calme. J'ai aussi pu utiliser la machine à laver et le sèche-linge car ce n'était "que" 3€ (mais ça me fait gagner pas mal de temps).

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Le camping au bord de l'eau, à Mayenne

Jour 6: Mayenne - Pruillé (111 km)

Ce trajet m'a fait traverser la ville de Laval que j'ai trouvé très jolie, mais aussi Château-Gontier où j'ai fait une pause café. Le reste du voyage a été marqué par la pluie mais je suis finalement arrivé en Anjou, à Pruillé, qui se situe au Sud du Lion d'Angers. C'est à ce camping que j'ai attrapé une tique, parce que les poubelles sont loin et qu'il faut traverser une grande étendue de pelouse pour y parvenir.

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Traversée de Laval

Jour 7: Pruillé - Nantes (113 km)

Il a plu toute la journée avec un pic assez intense l'après midi, je suis arrivé chez moi trempé de la tête aux pieds, les chaussures qui font floc floc. Ce trajet suit la Loire à Vélo, et là encore je vous conseille de prendre des raccourcis pour éviter des détours inutiles. C'est une route que j'ai fait à plusieurs reprises et que je commence à connaître.

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Le chateau d'Angers... sous la pluie
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Pause déjeuner au bord de la Loire, toujours sous la pluie

Impressions & Conclusion

J'ai l'impression de me répéter, mais voyager en Bretagne ou en Normandie est certes beaucoup moins cher que dans le sud, mais on s'expose inévitablement à des problèmes de météo. La casse du dérailleur fut un bon coup de stress, j'ai cru que mon voyage allait s'arrêter là, mais heureusement j'ai pu trouver un dépanneur. C'est la première année que je rencontre un problème de ce genre.

Ce qui m'aura marqué ce voyage, outre la météo, ce sont les chemins de hallage. Rouler au bord d'un canal ou d'une rivière est sympathique, d'autant que c'est plutôt plat, mais c'est un peu monotone après plusieurs jours. Je pense que l'année prochaine je chercherai un dépaysement plus important. Il faudra que je m'y prenne très tôt cette fois, même si avec la COVID on peut difficilement planifier ses vacances à l'avance.

1 commentaire

#1  - anatolem a dit :

Merci pour le partage de tes souvenirs cyclotouristiques et bravo car s'il y a du vent ou de la pluie je ne sors pas le vélo :)
A pluche.

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