Le Blog Utux

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Facebook ?

Rédigé par uTux 3 commentaires

J'ai vécu le boom de Facebook (2007 en France?) mais j'ai toujours refusé de m'y inscrire. A cette époque j'étais déjà à fond dans Linux et le logiciel libre et il y avait une ambiance anti-conformiste (justifiée ou non) qui voulait qu'on ne s'inscrive pas sur les vilains services hébergés et propriétaires. A la place il fallait favoriser les solutions décentralisées et libres telles que Jabber (rires dans la salle). Ce n'est pas faux, le scandale PRISM et les fuites de données régulières sur différentes plateformes nous ont prouvé tout cela.

Mais en 2007 j'avais 20 ans, aujourd'hui je vais sur mes 31 ans et ma vision de l'informatique a beaucoup évolué. Je suis plus ouvert aux compromis et curieux de découvrir certaines choses auxquelles je n'ai jamais touché. Car au final quand on écoute Stallman et qu'on refuse toutes les nouvelles technologies, on se retrouve un peu seul sur le plan numérique, on perd de vue les gens avec qui on discutait avant et qui ont franchit le pas. Un réseau social c'est bien pratique pour rencontrer des gens, discuter et rester en contact. Par exemple quand on fréquente des groupes ou des associations, Facebook est souvent cité: "tu cherche du monde motivé pour l’entraînement marathon? Poste un message sur notre groupe". Plus j'y pense et plus je me dis pourquoi pas.

2018, année de mon inscription sur Facebook?

Résolutions 2018

Rédigé par uTux 3 commentaires

Sport et santé:

  • Tenir 3 mois d'entraînement intensif pour le Marathon.
  • Finir le marathon (objectif 4h).
  • Faire de la musculation.
  • Maigrir.

Perso:

  • Acheter un appart.
  • Changer de taf.
  • Rejoindre des assos.
  • Que ma consommation de viande tende vers zéro.

Geek:

  • Migrer de docker-compose vers docker-swarm, kubernetes ou rancher.
  • Écrire ces fichus articles sur Docker que j'ai en réserve depuis 1 an.

Démêler le vrai du faux

Rédigé par uTux Aucun commentaire

Le monde est consterné! Depuis les élections américaines les gens ont découvert qu'il existe des fake news, de la manipulation et de la désinformation. Sans rire, je traîne sur internet et le web depuis ~15 ans et s'il y a un truc que j'ai appris pour survivre c'est trier les informations et distinguer le vrai du faux. Par exemple si je cherche à savoir comment fonctionne un panneau solaire, voici ce que j'obtiens avec une simple recherche Google:

Exemple recherche panneau solaire
Sur la première page, un seul résultat non manipulé

En tant que geek je repère tout de suite les sites commerciaux et ne prends pas la peine d'y mettre les pieds (ou les doigts), je sais que l'information ne sera pas neutre car le but est de vous vendre un produit. Et si ces résultats sont mis en avant, c'est à cause grâce au SEO, une sorte d'art vaudou pour flater les algo de Google et polluer les résultats avoir une bonne place dans les résultats. C'est beau le marketing.

Nous les geeks avons l'habitude de trier l'information sur internet, nous avons appris à porter une combinaison anti-radiations sur le web pour éviter de nous faire irradier par toutes les bêtises. mais imaginez le monsieur tout le monde qui a la fièvre du like et du repartage sur Facebook. Vous imaginez à quel point il est facile de diffuser des informations qui ont l'air légitimes mais qui sont en fait bidon, tant qu'on inonde bien les réseaux sociaux et qu'on maîtrise le SEO pour être suffisamment visible. L'élection de Trump a mis au goût du jour ces pratiques car il y avait un enjeu géopolitique (une occasion en or d'accuser la Russie alors qu'on relance une guerre froide) mais également une bonne occasion de faire du buzz à la télévision. C'est tout sauf nouveau et ça fait office de piqûre de rappel. En parlant de Trump et de piqûre (magnifique transition) voici un petit twit gratuit de sa part à propos des vaccins et l'autisme comme quoi lui aussi relaie une fake news.

En prolongeant le raisonnement plus loin on peut y voir aussi la raison pour laquelle il y a tant de théories du complot qui persistent encore aujourd'hui, car en manipulant les images et en usant d'arguments fallacieux que la plupart des gens ne savent pas reconnaître, et avec des sources qui ne sont que d'autres sites complotistes, on arrive à une sorte de récursivité sans fin qui mène par exemple des gens à croire en 2017 que la terre est plate. Les OVNI et les fantômes existeraient-ils toujours si chacun savait remonter à la source des informations ?

Il y a une dizaine d'années j'étais très friand des documentaires sur les OVNI ou les fantômes, j'y croyais presque. Or avec du recul je me rends compte que j'étais dans une "bulle", ces documentaires vidéo ont une approche de croyant, "c'est la seule explication possible", avec des sortes de lunettes qui filtrent ce qu'il ne faut pas voir. Or quand on prend la peine de creuser, on s'aperçoit que les cas inexpliqués sont très rares, voire même qu'on peut démonter le concept de soucoupes volantes en remontant à la source. En effet Kenneth Arnold, célèbre pour avoir été le premier à rapporter une observation de soucoupe volante en 1947, n'a en fait... jamais décrit de soucoupe volante. Ce sont les media américains qui ont inventé ce terme, ça fait quand même réfléchir et ça nous mène à l'hypothèse sociopsychologique. En gros les gens voient des choses qu'ils ne comprennent pas et les interprètent comme des soucoupes volantes parce que la télé en a parlé, on peut même recueillir de vrais témoignages de bonne foi à partir de canulars. Voici une excellente vidéo d'hygiène mentale à ce sujet.

Avec l'abondance de l'information rapide et consommable nous ne sommes pas aidés, par exemple quand on regarde les tendances Youtube voici ce qu'on obtient:

Les tendances Youtube
Du pur clickbait...

Facepalm n'est-ce pas? Du top10, du "vous ne le croirez jamais", du clash, en gros du pur clickbait ou putaclick. L'algorithme des tendances étant basé sur les préférences des utilisateurs, on voit donc que nous sommes dans un cercle vicieux avec des consommateurs submergés de contenus de basse qualité mis en avant car ils les sollicitent. Pas étonnant qu'on perde l'habitude de réfléchir.

Heureusement tout n'est pas perdu car on voit apparaître à l'inverse des des vidéo de "débunkage" ou de zététique. Le debunkage c'est basiquement prendre une rumeur, un complot, un discours, et démonter ses points de manière plus ou moins propre. La zététique est une recette d'auto défense intellectuelle qui a pour but de nous faire prendre conscience de nos propres biais cognitifs et nous aider à juger de la qualité d'une information pour nous faire une opinion. Voir cette excellente conférence de Virginie Bagneux - La zététique : esprit critique, es-tu là ? ou encore la chaîne Youtube Hygiène Mentale.

Pour finir cet article, quelques petites vidéo qui font du bien et remettent certaines choses en ordre:

Difficile de conclure cet article sans enfoncer des portes ouvertes. Tout le monde sait qu'il faut se méfier des images, des vidéo, des chiffres, des news. La facilité d'accès à l'information a favorisé ces pratiques. Mais c'est à double tranchant, on peut vérifier les informations de manière beaucoup plus simple qu'avant, et il ne faut pas s'en priver. Bien sûr on ne peut pas vivre en doutant de tout, on est pas expert dans tous les domaines, et on ne peut pas être sûr que les sources sur lesquelles on se base sont elles-mêmes fiables. Mais pour des sujets importants (réchauffement climatique, vaccins...) l'effort en vaut la peine et il est souvent facile de démasquer la désinformation pour peu qu'on y regarde de plus près.

La difficulté de lâcher Windows Phone

Rédigé par uTux 5 commentaires

La semaine dernière j'ai vu passer le Nokia 5 en vente flash à 159€ (contre 199 plein pot), j'ai sauté sur l'occasion. J'ai fait ce choix principalement pour deux raisons:

  • Je n'ai jamais été déçu des Nokia, au contraire.
  • Le constructeur affirme fournir un système Android vanilla avec promesse de le mettre à jour, idéal pour moi qui déteste les surcouches.

Et après l'avoir reçu... mouais. L'appareil en soi est très bien mais il est trop grand pour moi, la coque est froide et glissante, et il lui manque l'USB-C et la charge sans fil pour me satisfaire. De plus je n'avais jamais touché à Android 7 et je n'aime vraiment pas, on a perdu tout l'aspect coloré et vif de la version 4.4 (que j'utilisais quand j'avais un Nexus 4) et il y a quelques désagréments comme le clavier et la barre du haut qui masquent le champ de saisie de SMS en mode paysage. Pour le reste il avait l'air bien, j'ai eu 4 mises à jour à la suite pour me retrouver en Android 7.1.1, donc à priori Nokia tient ses promesses. Les photo en intérieur avaient l'air plutôt correctes ce qui n'est pas très courant pour des appareils à ce tarif là.

Je n'arrive pas à abandonner mon Lumia 950. Même s'il n'y a plus aucune application tierce, il marche bien et fait des photo de fou même dans la pénombre sans flash. Et quand on a gouté à la charge sans fil, difficile de s'en passer. Du coup, le Nokia 5 sous Android a été renvoyé, j'ai demandé un remboursement. Je repousse mon retour à Android pour beaucoup plus tard, peut-être même à jamais...

Projet d'achat #1: casse-tête des TAEG

Rédigé par uTux 8 commentaires

À 30 ans je me dis qu'il serait temps de devenir propriétaire d'un logement. La location c'est bien, pas de prise de tête, l'agence gère tout, pas de charges de copropriété à payer, mais au final on ne possède rien. Si un jour l'aventure s'arrête, on se retrouve simplement à la rue, on accumule pas de capital.

Donc la machine est en route, je me renseigne sur le coût d'achat des logements et sur les crédits immobiliers. Je suis éligible au PTZ (prêt à taux zéro), mais il ne s'applique que sur les logements neufs (plus rares et plus chers) ou sur les logements anciens avec de gros travaux (pas motivé), c'est vraiment dommage car cela exclue une grosse partie du marché (l'ancien sans travaux), et je rappelle que j'habite à Nantes où les tarifs sont plutôt élevés.

Le prêt immobilier va être une grosse étape. Déjà c'est pas donné à tout le monde car même si on a largement de quoi payer les mensualités, les banques exigent que l'on puisse prendre en charge nous-mêmes les frais d'achat/notaire et il faut compter à la louche ~10 000€. C'est pas facile d'épargner une telle somme même quand on gagne bien sa vie, car en tant que célibataire après avoir payé le loyer (~500€) + les impôts (~200€) + crédit auto (~200€) ainsi que toutes les charges nécessaires pour vivre (électricité, courses, assurances...) ben au final on ne peut économiser que 100 à 200€ à la fin du mois et c'est sans compter les imprévus de la vie qui ont tendance à souvent inverser la balance.

L'autre difficulté c'est la lisibilité des offres. Les banques ne lâchent aucune information, il faut obligatoirement faire une demande de prêt complète pour obtenir une offre et c'est pénible. C'est long, on donne plein d'informations personnelles, on doit attendre de se faire rappeler par téléphone alors que ce serait tellement plus simple si le TAEG était indiqué clairement dans un tableau ou un outil de calcul en ligne. Mais j'imagine que dans une situation compétitive avec des taux très bas il est important de ne pas lâcher le client, il faut repérer si on a affaire à un pigeon à qui on va pouvoir faire avaler un taux élevé, ou client sensible à qui on va faire un effort pour ne pas qu'il aille voir ailleurs.

Mais là où je me perd c'est que j'obtiens des informations contradictoires. Le TAEG en théorie c'est le pourcentage représentant le coût total du crédit. Si j'emprunte 100€ à 2%, alors le crédit coûte 2€ et je rembourse 102€. Boursorama donne l'exemple d'un emprunt de 200 000€ au TAEG de 1,65% ce qui revient selon eux à rembourser 222 838,20 €... sauf qu'avec une règle de trois moi je calcule que ça fait un TAEG 10,24%.... et il y a pire, sur un même montant entre deux banques, même durée, même mensualité donc même coût, les TAEG indiqués ne sont pas les mêmes, un truc de fou, ça n'a pas de sens!

Y'a pas à dire, le monde de la finance couplé au marketing c'est merveilleux, on obtient des offres incompréhensibles, illisibles et incohérentes les unes avec les autres. Du coup pas le choix, je dois mettre la main dans l'engrenage et faire des demandes complètes pour avoir des offres et pouvoir comparer. Une perte de temps phénoménale pour le client qui doit poser des journées de congés afin d'aller aux rendez-vous mais aussi pour les conseillers sollicités pour des informations aussi basiques.

Espérons qu'il y aura prochainement un épisode 2 pour cette aventure!

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