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Question ouverte : comment chiffrer simplement une clé USB ?

Rédigé par uTux 15 commentaires

Je regrette qu'en 2016 les principaux OS ne proposent pas de solution simple de chiffrement pour les clés et disques durs USB, des périphériques qui sont amenés à voyager régulièrement en dehors de la maison/bureau. Il est très facile voire courant de les perdre et celui qui va les trouver pourra récupérer vos documents. Vous me direz qu'il est rare de stocker les codes de la bombe atomique sur une clé USB ou même son code de carte bleue, en revanche il est courant d'y trouver des documents scannés (relevés d'impôts, de salaires, papiers d’identité....) ou même simplement du porno des photos de vacances.

Windows

Windows propose d'activer le chiffrement d'un volume en un simple clic droit, autant sur le C: que sur les périphériques USB, ce qui est louable. Malheureusement cette solution basée sur Bitlocker a trois gros défauts :

  • Elle n'existe que sur Windows, aucun portage Linux ou OS X.
  • Elle se limite aux éditions Pro ou supérieures pour Windows, ce qui exclue les versions Home que la majorité du grand public utilise.
  • Quelle confiance peut-on placer dans une solution propriétaire de chiffrement surtout quand on sait que Windows 10 se lie de plus en plus au cloud. De là à affirmer que Microsoft peut casser le chiffrement des ordinateurs de ses clients, il n'y a qu'un pas, que je ne franchis pas pour le moment, mais je préfère rester méfiant.

Linux

Du côté de Linux on a luks, ecrypfs ou encfs mais à ma connaissance il n'est pas possible de les activer avec un simple clic droit dans l'explorateur de fichiers, il faut passer par la ligne de commandes (et refaire toutes les partitions dans le cas de luks) ce qui freine fortement leur utilisation. De plus les périphériques ne seront pas déchiffrables sur Windows.

TrueCrypt / VeraCrypt ?

Une solution multi-plateforme et relativement simple à mettre en place est Truecrypt. Même si le projet a connu une fin tragique et ne doit plus être considéré comme sûr selon ses auteurs, il existe des forks tels que Veracrypt qui ont pris le relais.

Il est apparemment possible d'utiliser VeraCrypt sous forme portable, donc sans nécessiter d'installation sur l'ordinateur, ce qui est plutôt intéressant car on peut imaginer utiliser sa clé USB sur plusieurs ordinateurs sans devoir y installer de logiciel. Cette solution est également disponible sur Linux.

Question ouverte

Comment chiffrer une clé ou un disque dur USB tout en étant sûr de pouvoir l'ouvrir simplement sur Linux et sur Windows ?

Backuppc : attention aux exclusions

Rédigé par uTux 3 commentaires

J'utilise backuppc sur mon NAS à la maison pour sauvegarder mes VPS. J'aime cet outil car il est assez simple et s'appuie sur SSH + rsync des logiciels connus.

Pour un serveur Linux avec rsync, backuppc va tout sauvegarder à partir de /, ce qui est bien mais il y a des répertoires qu'on a pas forcément envie d'inclure, par exemple /tmp et /run qui sont volatiles ou /mnt qui est utilisé comme point de montage.

Avant je faisais comme ça :

Sauf qu'il s'avère que cette exclusion est un peu violente puisqu'elle ne va pas s'appliquer qu'aux répertoires situés à la racine, mais à tous. Et donc j'ai eu des surprises en constatant que dans ma sauvegarde, /var/www/dokuwiki/data/media était lui aussi exclu, ainsi que /var/www/dokuwiki/data/tmp.

Bon cette fois ce n'était pas méchant, mais voici la bonne pratique pour les exclusions, utiliser des chemins absolus :

Et voilà.

FreeNAS 9.10 : jouons avec bhyve et iohyve

Rédigé par uTux Aucun commentaire

J'adore FreeNAS parce que c'est du FreeBSD bien exploité (zfs + jails) et mis en forme proprement au travers d'un webui. J'en parle un peu plus dans cet article et vous encourage toujours à mettre votre NAS propriétaire synlogy et compagnie à la décharge pour vous acheter un vrai serveur digne de ce nom.

FreeNAS 9.10 est disponible depuis peu et se base sur FreeBSD 10.3 ce qui nous amène bhyve, l'hyperviseur concurrent à qemu-kvm très prometteur qui nous permet de faire tourner des VM Linux (entre autres) en plus des jails. Même si cette feature est encore considérée comme expérimentale par FreeNAS, elle est tout même documentée.

FreeNAS fournit l'outil iohyve qui s'inspire de iocage et s'appuie fortement sur zfs. iohyve est génial parce qu'il est non seulement simple à utiliser mais en plus très intuitif car on retient rapidement les commandes. Notez que dans FreeNAS 10 bhyve sera présent dans le webui, pour le moment il faut encore y aller à la main ;)

/!\ Avertissement /!\

Il ne faut pas modifier les fichiers système de FreeNAS, car non seulement ils seront écrasés lors de la prochaine mise à jour, mais en plus ils risquent d'interférer avec le webui. Par exemple au lieu de modifier le /etc/rc.conf on va plutôt aller dans la section tunables qui est prévue à cet effet. On installe pas non plus de paquets avec pkg. Toutes les manipulations du paragraphe suivant font appel à des outils déjà présents qui travaillent dans le zpool contenant les données.

Installation d'une VM ubuntu-server-16.04

La première chose à faire est de configurer iohyve, il va créer ses dataset ainsi que le bridge si celui-ci n'existe pas déjà. Notez que la manipulation n'écrase pas vos dataset ou votre zpool, ne vous embêtez pas à en faire un autre. Dans l'exemple suivant, mon zpool est data et mon interface réseau bge1 :

[root@freenas] ~# iohyve setup pool=data kmod=1 net=bge1
Setting up iohyve pool...
On FreeNAS installation.
Checking for symbolic link to /iohyve from /mnt/iohyve...
Symbolic link to /iohyve from /mnt/iohyve successfully created.
Loading kernel modules...
bridge0 is already enabled on this machine...
Setting up correct sysctl value...
net.link.tap.up_on_open: 0 -> 1

On peut alors voir les dataset créés :

[root@freenas] ~# zfs list | grep iohyve
data/iohyve                                                 10.9G  1.08T    96K  /mnt/iohyve
data/iohyve/Firmware                                          96K  1.08T    96K  /mnt/iohyve/Firmware

Le dataset Firmware sert pour démarrer des guest en UEFI mais nous ne l'utiliserons pas. Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez consulter cette page de wiki détaillant l'installation de Windows avec iohyve.

Pour que iohyve et les modules kernel soient chargés au démarrage, on les ajoute dans la section General > Réglages dans le webui de FreeNAS :

FreeNAS tunables.

On demande à iohyve de télécharger pour nous l'ISO (il est possible de les renommer, ce que je ne fais pas dans l'exemple) :

[root@freenas] ~# iohyve fetch http://releases.ubuntu.com/16.04/ubuntu-16.04-server-amd64.iso
Fetching http://releases.ubuntu.com/16.04/ubuntu-16.04-server-amd64.iso...
/iohyve/ISO/ubuntu-16.04-server-amd64.iso/ubun100% of  655 MB 1018 kBps 10m59s

Hop, deux nouveaux datasets :

[root@freenas] ~# zfs list | grep iohyve
data/iohyve                                                 10.9G  1.08T    96K  /mnt/iohyve
data/iohyve/Firmware                                          96K  1.08T    96K  /mnt/iohyve/Firmware
data/iohyve/ISO                                              644M  1.08T    96K  /mnt/iohyve/ISO
data/iohyve/ISO/ubuntu-16.04-server-amd64.iso                644M  1.08T   644M  /mnt/iohyve/ISO/ubuntu-16.04-server-amd64.iso

Maintenant, on créé notre VM puis on lui donne ses paramètres :

[root@freenas] ~# iohyve create vm-ubuntu 10G
Creating vm-ubuntu...
[root@freenas] ~# iohyve set vm-ubuntu loader=grub-bhyve ram=1G cpu=1 os=d8lvm
Setting vm-ubuntu loader=grub-bhyve...
Setting vm-ubuntu ram=1G..
Setting vm-ubuntu cpu=1...
Setting vm-ubuntu os=debian...

Les paramètres ont l'air évidents, mais trois d'entre eux méritent un petit complément :

  • loader=grub-bhyve : Par défaut iohyve ne va pas charger de bios ou uefi dans bhyve donc il doit utiliser un bootloader externe, ici c'est grub2-bhyve.
  • ram=1G : pour ubuntu, ne pas mettre moins, j'ai essayé avec 256M et j'ai eu ce bug. Une fois l'installation terminée par contre, on peut baisser.
  • os=d8lvm : je n'ai pas trouvé beaucoup de détails mais cela indique à iohyve le type de système invité. d8lvm correspond à Debian 8 avec stockage lvm (ce que ubuntu propose par défaut). Sans lvm on peut utiliser os=debian.

On jette un coup d'oeil aux zfs datasets :

[root@freenas] ~# zfs list | grep iohyve
data/iohyve                                                 10.9G  1.08T    96K  /mnt/iohyve
data/iohyve/Firmware                                          96K  1.08T    96K  /mnt/iohyve/Firmware
data/iohyve/ISO                                              644M  1.08T    96K  /mnt/iohyve/ISO
data/iohyve/ISO/ubuntu-16.04-server-amd64.iso                644M  1.08T   644M  /mnt/iohyve/ISO/ubuntu-16.04-server-amd64.iso
data/iohyve/vm-ubuntu                                      10.3G  1.08T    96K  /mnt/iohyve/vm-ubuntu
data/iohyve/vm-ubuntu/disk0                                10.3G  1.09T    64K  -

Maintenant, on ouvre une seconde console (CTRL+ALT+F2) ou une seconde connexion SSH, puis on se connecte à la console de la VM (il n'y a rien pour le moment, c'est normal, elle ne fonctionne pas) :

[root@freenas] ~# iohyve console vm-ubuntu

On revient sur le premier terminal / SSH, puis on lance l'installation de la VM :

[root@freenas] ~# iohyve install vm-ubuntu ubuntu-16.04-server-amd64.iso
Installing vm-ubuntu...

On retourne dans votre second terminal et là on voit enfin des choses apparaître :)

Cela rappelle beaucoup les installations de VM sur Xen.

On fait une installation normale de Ubuntu avec le réseau qui s'auto configure via DHCP. Lorsque c'est terminé, le reboot risque de ne pas fonctionner, il faut donc le faire à la main :

[root@freenas] ~# iohyve stop vm-ubuntu
Stopping vm-ubuntu...
[root@freenas] ~# iohyve list
Guest       VMM?  Running  rcboot?  Description
vm-ubuntu  YES   NO       NO       Tue Jul 12 22:38:55 CEST 2016
[root@freenas] ~# iohyve start vm-ubuntu
Starting vm-ubuntu... (Takes 15 seconds for FreeBSD guests)

Et la console confirme que ça fonctionne :)

Et voilà, ça fonctionne :)

La VM a même accès au réseau, on peut donc se logguer en SSH !

Conclusion

Encore une fois FreeNAS envoie du lourd et exploite les capacités de FreeBSD. iohyve permet d'utiliser bhyve + zfs tout en étant bien pensé et intuitif, et c'est une qualité rare (regard inquisiteur pointé vers lxd chez Canonical). Il est désormais possible d'avoir des VMs Linux sous FreeNAS ce qui conforte une fois de plus le fait que vous devriez jeter votre NAS propriétaire pour acheter un vrai serveur x86.

systemd, c'est bien.

Rédigé par uTux 22 commentaires

Systemd est un système d'init "moderne" qui remplace le vieillissant sysvinit. L'init c'est le premier process qui démarre après le boot et qui va "orchestrer" le lancement des services : réseau, logs, ssh ... Mais wikipedia explique cela mieux que moi.

Dire que systemd a provoqué de nombreuses polémiques et levées de boucliers de la part des utilisateurs est un euphémisme, c'est un beau bazar dans lequel des troll s'affrontent au lance-flammes. On lui reproche de nombreuses choses : réinventer l'eau chaude alors que sysvinit marche bien, être monolithique et donc contraire à la philosophie UNIX, être le cheval de troie de Red Hat pour à terme remplacer de plus en plus de composants dans Linux, ne pas être portable sur les autres OS, etc. Je pense que la plupart des critiques sont vraies et que dans quelques années nos distributions ne seront plus GNU/Linux mais SystemD/Linux. Néanmoins il est intéressant d'observer qu'après 6 ans d'existence, systemd s'est imposé partout à l'exception de Gentoo (+et Slackware) et ce n'est pas par hasard.

Je ne vais pas énumérer point par point les fonctionnalités de systemd, je vais me contenter d'en présenter deux aspects que je trouve intéressants : création d'un service et d'un containers (nspawn).

Création d'un service

Avez-vous déjà écrit des scripts d'init pour un logiciel sur Linux ? Moi oui. Et entre sysvinit et systemd, c'est le jour et la nuit. Prenons pour exemple Nginx :

C'est quand même beaucoup plus simple avec systemd puisqu'une grosse partie du boulot est faite nativement, par exemple la gestion du pid et des logs. Pour sysvinit par contre c'est au développeur du script de prévoir tous les cas, de coder la vérification du pid, des logs, bref c'est long et pas forcément utile puisque même sur Windows on ne fait plus ça depuis 20 ans.

Création d'un container

Systemd est très lié à Linux et aux cgroups, il est possible d'isoler des processus dans leur propre contexte, de là à créer des containers avec une application ou un système entier il n'y a donc qu'un pas qui a été franchit. Pour l'exemple on va créer un container ubuntu-server-16.04 à partir d'une image cloud (pour nous épargner les étapes debootstrap qui n'ont pas vraiment d'intérêt dans cet article) :

root@localhost:~# wget https://cloud-images.ubuntu.com/xenial/current/xenial-server-cloudimg-amd64-root.tar.gz
root@localhost:~# mkdir /srv/containers/xenial01
root@localhost:~# tar -xf xenial-server-cloudimg-amd64-root.tar.gz -C /srv/containers/xenial01

Note : sur les versions plus récentes de systemd (non disponible sur Debian Jessie), l'utilitaire machinectl permet de télécharger et déployer une image automatiquement. Voir la section Examples de la documentation machinectl.

Puis démarrer un shell dans le container afin de pouvoir créer un mot de passe root :

root@localhost:~# systemd-nspawn -D /srv/containers/xenial01/
Spawning container xenial01 on /srv/containers/xenial01.
Press ^] three times within 1s to kill container.
/etc/localtime is not a symlink, not updating container timezone.
root@xenial01:~# passwd
Enter new UNIX password: 
Retype new UNIX password: 
passwd: password updated successfully
root@xenial01:~# exit

Maintenant on peut - si on veut - démarrer complètement le container :

root@localhost:~# systemd-nspawn -bD /srv/containers/xenial01/
Spawning container xenial01 on /srv/containers/xenial01.
Press ^] three times within 1s to kill container.
/etc/localtime is not a symlink, not updating container timezone.
systemd 229 running in system mode. (+PAM +AUDIT +SELINUX +IMA +APPARMOR
+SMACK +SYSVINIT +UTMP +LIBCRYPTSETUP +GCRYPT +GNUTLS +ACL +XZ 
-LZ4 +SECCOMP +BLKID +ELFUTILS +KMOD -IDN)
Detected virtualization systemd-nspawn.
Detected architecture x86-64.

Welcome to Ubuntu 16.04 LTS!

Ensuite la séquence de démarrage s'affiche et il est possible de se loguer, puis d'arrêter le container avec la commande poweroff :

Ubuntu 16.04 LTS ubuntu console

ubuntu login: root
Password: 
Last login: Mon May 23 09:12:29 UTC 2016 on console
run-parts: /etc/update-motd.d/98-fsck-at-reboot exited with return code 1
root@ubuntu:~# poweroff

Si on ne spécifie aucune option au niveau du réseau, le container utilisera l'interface de l'hôte. Attention donc aux services qui écoutent sur les mêmes ports, typiquement SSH, le mieux est encore d'utiliser une interface réseau virtuelle. Je ne rentre volontairement pas dans les détails afin de ne pas faire un article indigeste, mais il est possible d'aller plus loin notamment au niveau des interfaces réseau (bridge, macvlan, veth), des limitations du système (mémoire, cpus...) ou encore de l'intégration avec SELinux. On peut aussi utiliser debootstrap, dnf ou pacstrap pour créer un container (pas besoin d'une image cloud). Pour cela voir la documentation systemd-nspawn et systemd.resource-control (elles ne sont pas si indigestes que ça).

Systemd-nspawn est une alternative intéressante à LXC permettant de gérer des containers thin (on lance uniquement une application) ou thick (on lance tous les services) sans avoir à installer quoi que ce soit.

BONUS : sous debian, ça ne change rien pour les utilisateurs

Si je peux comprendre que beaucoup de gens n'aiment pas systemd et ne souhaitent pas l'utiliser, en revanche je ne comprends pas pourquoi cette grogne est focalisée chez les utilisateurs de debian au point de créer le fork devuan. Parce que si vous êtes utilisateur de debian, systemd ne change rien pour vous. Tout d'abord le boulot est fait par les mainteneurs des paquets, vous n'avez jamais touché à un système d'init de votre vie, et avec systemd vous n'y toucherez pas non plus. Ensuite, si vous faites un peu de sysadmin, là encore rien ne change pour la majorité des opérations.

Voici pour comparer la manière dont on démarre apache :

root@localhost:~# service apache2 start # avec sysvinit
root@localhost:~# service apache2 start # avec systemd

C'est pareil, parce que debian est une distribution pour fainéants (comme moi) très bien foutue. Même chose pour le réseau, ça se gère toujours dans /etc/network/interfaces rien ne change.

Sous Archlinux par contre tout change par exemple le fichier /etc/rc.conf a disparu au profil de fichiers éclatés pris en charge par systemd. Ce n'est pas méchant mais il a fallu réapprendre certaines choses. Malgré une grogne passagère la chose semble avoir bien été acceptée par les utilisateurs, en tous cas ils ne sont pas partis forker leur distribution.

Conclusion

Au final, après avoir lu tant de troll, tant de FUD sur systemd, je trouve que c'est plutôt bien. C'est simple à utiliser et c'est puissant puisqu'on peut imaginer un jour remplacer LXC et cela ouvre plein de possibilités au niveau des serveurs, par exemple avoir des instances apache et nginx isolées dans les containers thin, ou encore des applications portables à la manière de Snap ou xdg-app. Pour 99% des utilisateurs de Linux la transition est transparente puisque prise en charge en amont par les mainteneurs.

Je prends donc le risque d'invoquer une armée de troll dans les commentaires mais moi j'approuve systemd.

ESET Nod32 usurpe mes certificats SSL ?

Rédigé par uTux 5 commentaires

J'ai un ordinateur de gaming sous Windows avec l'antivirus ESET Nod32 (il me restait une licence dans un coin). Et ce matin j'ai remarqué un truc intéressant : ce bougre usurpe l'identité de mes certificats SSL. En effet mon blog, utux.fr, est signé par Let's Encrypt. Or, sur ma machine avec ESET Nod32 installé, voici ce que Firefox affiche :

ESET

ESET installe sa propre autorité de certification dans Windows (ce qui rend l'usurpation possible) et re signe les certificats que vous utilisez. Pourquoi ? Le but des certificats signés c'est pas justement de valider la chaîne de confiance jusqu'au serveur ? D'empêcher des interceptions ? Ce que fait ESET Nod32 est justement ce que l'on cherche à éviter non ? Que se passe-t-il si une porte dérobée est découverte dans Nod32 et permet à des personnes mal intentionnées de signer tout et n'importe quoi sur ma machine ?

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