Comme dit précédemment, j'ai cassé l'écran de mon Latitude E5540 de 2013. J'ai commandé une dalle de rechange mais elle tarde à arriver et on ne peut jamais être certain de la qualité du produit étant donné qu'il ne s'agit pas d'une pièce officielle. Par exemple ma dernière dalle avait des angles d'affichage immondes. Je me suis donc posé la question de simplement acheter un nouveau PC portable, et c'est ce que j'ai fait.
Mes critères étaient les suivants :
Choisir un modèle dans une gamme professionnelle, j'ai plus confiance au niveau durabilité même si le prix peut être multiplié par deux.
Pas de GPU, ni AMD ni Nvidia. Je ne veux pas avoir à gérer Optimus et compagnie, ou avoir à traiter avec des drivers propriétaires sous Linux. De plus je ne compte pas jouer.
Écran 15,6 pouces minimum avec un grand angle d'affichage, si possible en technologie IPS.
Clavier rétro éclairé + pavé numérique.
Processeur 4c/8t, mémoire >= 8 GB, SSD >= 256 GB.
Des clic touchpad souples (oui c'est con mais je déteste les "clic clic" ou "tic tic" à répétition).
Une batterie de bonne capacité (assez difficile à estimer mais bon).
Une connectique standard car beaucoup de modèles n'ont pas de RJ45. J'en ai besoin.
Budget max €1000.
Après avoir tenu un comparatif de plusieurs modèles incluant Dell, HP et Lenovo (les Thinkpad), je suis finalement parti un Dell Latitude 5500 BTX pour ~€1000, je reste donc fidèle à la marque.
Le bazar
S'il y a une chose dont il faut parler, c'est du bazar absolu que sont les catalogues des constructeurs. Difficile de s'y retrouver quand la même machine existe en plusieurs versions et que les différences se situent dans les détails techniques. Dell fait fort avec parfois une dizaine de variantes du même modèle qui ont les mêmes caractéristiques mais pas les mêmes options. C'est le bordel absolu.
L'autre point qui m'a particulièrement agacé chez Dell est l'impossibilité d'obtenir des photo contractuelles des machines. Sur leur site il n'y a que des illustrations utilisées pour toute la gamme, et elles ne sont pas d'une grande utilité. Idem dans les manuels téléchargeables. Heureusement on peut en trouver chez les revendeurs (la photo que j'ai mis vient de LDLC) ou sur Youtube lorsque des tests ou des unboxing sont disponibles. J'avais besoin des photo pour voir à quoi ressemble le touchpad, et ce fut difficile à trouver.
La machine
Caractéristiques techniques:
Intel Core i5-8365U (4c/8t, de 1,6 à 4,1 GHz).
iGP Intel UHD 620.
8 GB DDR4.
SSD NVMe 256 GB.
15,6" 1920x1080 "grand angle", mat.
Clavier rétro éclairé.
Batterie 4 cellules, 68 Wh.
Oui, du Core i5. À une époque j'aurais exigé du Core i7 mais depuis qu'AMD écrase tout avec ses Ryzen, Intel a rendu ses i5 plus intéressants. On a bien 4 cœurs avec hyperthreading (donc 8 threads) mais avec des fréquences légèrement inférieures au Core i7 et un cache L3 moins important (6 MB au lieu de 8 MB). Cependant je suis prêt à sacrifier 10% de performances si ça me permet d'économiser €150, dans tous les cas le CPU est overkill pour mes besoins (loisirs et développement avec des langages qui n'ont pas besoin de compilation).
Sans aller jusqu'à dire que c'était un critère de sélection, j'aime le look sobre de la machine. Pas d’aluminium brossé, pas de sacrifice du port RJ45, pas d'excentricités. Le seul point notable est l'absence de lecteur DVD, mais on est en 2020 et personnellement je n'en ai pas besoin.
J'ai fait ma commande le Jeudi soir, la machine a été expédié le Lundi, et je l'ai reçue le Mercredi, livrée par UPS.
Le chargement se fait via le port USB-C, ce que j'ai trouvé surprenant au début, mais pourquoi pas. Si cela permet d'aller vers une unification des chargeurs alors c'est une bonne chose. Autre surprise: les boutons Function (par exemple pour augmenter le son ou la luminosité) sont par défaut prioritaires sur les touches F1-F12. Autrement dit, si on appuie sur F2, on baisse le son. Si on veut vraiment "F2", alors il faut faire FN+F2. Ce comportement est modifiable avec Fn + ESC, heureusement. Le rétro éclairage du clavier peut être désactivé ou diminué.
L'écran est plutôt bon et les angles sont corrects, bien moins fatigant pour les yeux que mon ancienne machine. Je ne saurais dire s'il s'agit d'une dalle IPS, l'information n'était pas donnée. Le son n'est pas trop mauvais, ce n'est pas de la "haute qualité" comme affiché sur le site de Dell, ça reste un PC portable.
Dans l'ensemble la machine est satisfaisante, très légère, très sobre, bien construite, mis à part l'autonomie batterie qui n'a rien d'exceptionnel et dont je vais reparler un peu plus loin.
Debian
Pas de Bios sur cette machine, uniquement UEFI (avec ou sans secure boot). Heureusement cela ne pose pas de problèmes à Debian qui s'installe sans broncher, avec le réseau en RJ45 car la carte Wifi a besoin d'un firmware propriétaire non inclus (on l'ajoute plus tard avec le paquet firmware-iwlwifi des dépôts non-free).
Je note avec amusement que l'installeur de Debian propose par défaut MATE alors que j'ai toujours pensé que c'était GNOME 3. Tant mieux. Par contre mauvaise surprise, le compositeur par défaut fourni avec MATE est désormais Compiz, et ça c'est pas cool. Déjà parce que j'ai passé l'âge des effets graphiques inutiles, mais aussi et surtout parce qu'il me provoque des bugs (freezes de plusieurs secondes) ou des désagréments, par exemple je ne peux plus agripper le bord d'une fenêtre en faisant ALT + clic droit. En installant le paquet mate-tweak
j'ai pu remettre le compositeur par défaut, Marco, beaucoup plus fiable.
Pour faire fonctionner le Wifi, j'ai du ajouter les dépôts non-free et installer le paquet firmware-iwlwifi. Et c'est tout, le reste fonctionne out-the-box, même pas besoin du kernel des backports même si la machine est récente. L'autonomie batterie pourrait peut-être être améliorée avec un noyau plus à jour mais je n'ai pas encore essayé.
La batterie, parlons-en. Après 2 heures d'utilisation je tombe à 60%, ce qui donne (avec une règle de trois) une autonomie théorique de 5 heures. J'ai connu l'époque pas si lointaine où les PC portables avaient une autonomie standard de 1h30, et les plus économiques tiraient jusqu'à 3 heures. Donc en soit, c'est 5 heures c'est bien. Néanmoins mon E5540 avait une batterie 9 cellules qui tenait bien plus longtemps alors qu'elle va sur ses 7 ans. Je ne peux m'empêcher d'être un peu déçu surtout qu'il n'y a pas de GPU à alimenter. Mais ce n'est pas si grave.
Au niveau des performances, rien à redire. Le SSD en NVMe fait le boulot et les chargements sont instantanés. Mes petites machines virtuelles exploitent bien les 8 cœurs du CPU et ça dépote. Côté accélération graphique, je n'ai lancé que Stellarium pour l'instant et il cape à 60 fps donc tout va bien. Cet ordinateur offre un support exemplaire de Linux.
En résumé
Points positifs:
Les performances, le Core-i5 fait le taf et le SSD en NVMe est au top.
Le look sobre, le poids limité, la connectique.
Les angles de vue convenables pour l'écran.
Le son convenable pour un notebook.
Fonctionne parfaitement sous Linux Debian.
Points négatifs:
Autonomie batterie correcte (5 heures en théorie) mais moins bien que mon E5540.
Pas de touches multimédia (play/stop, previous, next).
Il faut démonter pour enlever la batterie.
Le prix ? Un peu cher mais c'est une gamme pro (intervention sur site en cas de problèmes). Et puis il faut relativiser, c'est moins de 50% du prix d'un Mac book pro.
J'attends quelques semaines avant d'apposer mon tampon "Utux approves" mais pour l'instant c'est bien parti.
EDIT: Je rencontre un bug étrange. Lors du démarrage, si la batterie est faible, le chargement se fige sur l'initramfs, juste après le grub. Pour pouvoir démarrer il faut soit ajouter acpi=off, soit brancher le chargeur. Peut-être qu'une mise à jour du bios réglera ce souci.
EDIT2: La mise à jour du firmware UEFI a bien résolu le problème de démarrage sur batterie.
EDIT3: Correction du nom, c'est bien le Latitude 5500 et pas E5500 (qui se réfère à une ancienne gamme).
Encore une fois, j'ai cassé l'écran de mon DELL Latitude E5540, ma machine principale pour internet, les loisirs, et le codage perso. En attendant de recevoir une dalle de rechange, j'improvise. J'utilise beaucoup mon rig de gaming avec une machine virtuelle Linux, mais je perds l'aspect mobilité. J'ai donc fouillé dans mes placards et trouvé un vieil Acer Aspire 3023 WLMI, une machine de 2005 équipée d'un AMD Sempron monocoeur, 512 MB de RAM, une ATI X700, et un HDD de 100 GB. Il est prévu pour fonctionner sous Windows XP.
Oui, c'est bien une de ces horreurs bas de gamme qui ont pullulé à une époque où Acer s'est rendu compte qu'il suffisait de vendre des machines à bas prix peu importe la qualité afin d'inonder le marché, c'est ce que toutes les marques font aujourd'hui d'ailleurs. Dans mon esprit la gamme Aspire c'est avant tout des charnières qui finissent par lâcher, ce qui est le cas pour le 3023 WLMI en ma possession. De plus les processeurs Sempron n'était pas réputés pour leur vélocité, ils servaient principalement de réponse aux Celeron de Intel, c'est à dire pour meubler l'entrée de gamme au prix le plus bas possible quitte à plomber la machine avec des performances misérables même pour l'époque.
Pour la petite histoire, mon tout premier notebook était un Acer Aspire 5022 WLMI avec un AMD Turion ML-30 à 1,6 GHz , 1GB de RAM, une carte graphique ATI X700. Pendant un certain temps il fut ma machine de gaming principale, c'est fou, je pouvais jouer à Half Life 2 en graphismes Max en 1280x800, bien avant que le moteur Source ne soit mis à jour bien entendu. La machine chauffait tellement que je ne pouvait pas poser mes poignets à nu dessus et la ventilation faisait le bruit d'une turbine. Et bien entendu, les charnières ont fini par lâcher. Concernant Linux, c'était à l'époque des pilotes ATI misérables, les fameux fglrx instables au possible, les choses ont bien changé aujourd'hui. Pour le wifi il fallait utiliser ndiswrapper + un driver à compiler pour faire fonctionner le petit bouton on/off (acerhk ou aceracpi).
Pour en revenir au Acer Aspire 3023 WLMI sorti de mon placard, j'ai installé Debian Buster. C'est long, très long, la faute au disque dur mécanique qui a du mal à suivre. Il faut également veiller à utiliser une version i386 car le processeur ne supporte pas le 64-bit. Pour l'environnement de bureau j'ai sélectionné Mate, et oui à l'époque on pouvait utiliser GNOME2 sur ce type de machine donc pourquoi pas. Et il faut reconnaître que tout fonctionne out-the-box, surtout l'accélération graphique et le WiFi, c'est gros progrès par rapport à l'époque. Par contre ça rame... ça rame beaucoup. Rien qu'installer un paquet prend énormément de temps, et Firefox est à peine utilisable sans faire planter la machine. La lenteur générale est due aux faibles performances du disque mécanique et les blocages sont liés à la mémoire insuffisante. Pour lancer Firefox et aller sur le web de nos jours il faut au minimum 1,5 GB de RAM. Inutile de dire qu'avec 512 MB ça swap direct, et sur un disque mécanique arthritique, c'est la mort. Vous allez sûrement me dire en commentaires que j'aurais du utiliser Xfce ou LXDE, des environnements plus légers. Cela ne change rien. Peu importe l'environnement, à partir du moment où on ouvre un navigateur web, la mémoire explose. Ce type de machine est simplement obsolète pour le Web aujourd'hui.
Pour le défi, j'ai commandé un kit 2x1 GB de DDR sur eBay. On va voir si avec 2GB de RAM la machine est utilisable pour quelque chose. Je doute cependant que Firefox soit capable de lire une vidéo Youtube. A bientôt pour de nouvelles aventures.
J'ai déjà parlé de The 8-Bit Guy qui collectionne et répare les vieux ordinateurs de l'époque Commodore et Apple II, mais je suis également fan de la chaîne LGR qui se concentre plutôt sur le matériel PC des années 90 ainsi que quelques gadgets méconnus.
Dans cette vidéo incroyable (en anglais), Clint a le privilège de visiter un entrepôt destiné à la destruction dans lequel un espèce de maniaque a entassé depuis 20 ans des PC portables et fixes, des composants, des logiciels de toute époque. Certains sont même encore en palette et neufs, une véritable capsule temporelle et un paradis pour collectionneurs ! Alors que les disques dur des premiers IBM grand public sont devenus rares, Clint en a trouvé tout une pile scelés dans leur boite d'origine.
Les vidéo de LGR me touchent car comme lui j'ai découvert l'informatique dans les années 90, sur une machine de type 486 sous ms-dos puis en Intel Pentium sous Windows 95/98. Cette découverte s'est fait au travers de l'apprentissage des commandes ms-dos mais surtout grâce aux jeux vidéo. Dans la page profil de mon site j'ai indiqué mes jeux favoris, plusieurs viennent de cette époque. Je suis notamment un grand fan des jeux Apogee Software :)
Mais le temps passe et au fur et à mesure de l'évolution de l'informatique mais aussi de la vie courante (déménagements...) nous nous sommes débarrassé de ces vieilles machines devenues obsolètes et encombrantes, on ne savais plus quoi en faire. En 2014 j'ai emmené une carte mère Slot 1 et une Vibra 16 ISA en déchetterie, car personne n'en voulait même avec une annonce sur eBay. Aujourd'hui je le regrette, ces composants deviennent de plus en plus rares et prennent de la valeur. Ainsi il est difficile de trouver une plateforme 486 / Pentium à moins de cents euros... et c'est encore pire pour les laptop. Ce sera bientôt le cas de la génération Pentium II et Pentium III, un peu comme un espèce de mur de Planck qui se rapproche.
Ayant dépassé la trentaine depuis quelques années déjà, je suis nostalgique de cette époque et je regrette la rareté de ces reliques du siècle dernier. Certes il existe DosBox qui est génial et va jusqu'à émuler une Gravis Ultrasound et bientôt une 3dfx juste pour notre plaisir, mais il existe un vide pour la période Windows 95-98, bientôt XP. Ces ordinateurs et périphériques vintage se trouvent assez facilement sur eBay mais il faut y mettre le prix, les enchères pouvant grimper assez haut. Alternativement, Leboncoin relaie des annonces beaucoup moins chères mais le processus d'achat est aléatoire et limité à la France.
J'ai arrêté les brocantes car on ne trouve rien à part des écrans et des claviers, idem pour Emmaüs. Dans la région nantaise, tous les organismes de ce genre qui collectent des dons ne se préoccupent plus du matériel informatique et l'envoient directement en recyclage, c'est triste.
Merci LGR pour cette visite qui nous fait une fois de plus regretter de ne pas avoir de magasins de ce genre en France !
Wow, on parle souvent des smartphones impossibles à démonter, en ce qui concerne le serveur HP Proliant Gen8 c'est totalement l'inverse, tout se fait sans tournevis de manière évidente. On ouvre le boîtier, on débranche les connecteurs sur la carte mère, et on la tire vers l'arrière, et voilà.
Une fois la carte mère extraite, il ne reste plus qu'à retirer le radiateur, enlever le Celeron puis insérer le Xeon, et après un petit changement de pâte thermique on remet le tout. Et au boot... ça marche !!
Le Xeon apporte un certain confort qui se ressent rapidement. L'exploration des partages Samba est plus fluide tout comme la navigation dans l'interface FreeNAS. Le démarrage des jails iocage aussi, même si non exempt de latences tant que le cache ARC n'est pas rempli :) Quand le prix des SSD de 1To baissera, je songerai à remplacer les disques mécaniques.
Je possède depuis plus de 2 ans un HP ProLiant MicroServer Gen8 qui tourne sous FreeNAS et fait office de NAS comme son nom l'indique. Équipé d'un Celeron G1610T, il tourne sous FreeNAS a offert des performances correctes jusqu'à ce que je décide un jour d'activer le chiffrement des disques. Ce processeur ne supporte pas les instructions AES-NI, donc le chiffrement et déchiffrement sont fait de manière logicielle, c'est lourd.
Pour y remédier il est possible de changer le CPU et se tourner vers des Xeon un peu plus costauds. J'ai donc commandé un E3-1260L (4c/8t @2.40Ghz). Niveau TDP on passe de 35W pour le Celeron à 45W ce qui reste correct pour le refroidissement semi-passif, surtout que le CPU ne tourne pas à 100% en permanence. Ce CPU offre 8 cœurs logiques, le turbo, et les instructions AES-NI ce qui devrait booster FreeNAS et les jails FreeBSD que je lui fais supporter.