La nouvelle a été relayée avec plus ou moins de gravité selon les journalistes.
Comme je le disais en aout, on sentait la fin arriver depuis des mois au travers des divers bugs et services Microsoft qui ne fonctionnaient plus (Onedrive) et la désertion radicale des éditeurs tiers. J'ai même eu le Windows store indisponible un après midi entier (ma connexion fonctionnait bien).
Les mécréants n'ayant jamais utilisé un Windows Phone pourront nous pointer du doigt en faisant "Ah Ah!". En effet Microsoft débarque en grandes pompes en retard sur le marché des smartphones en déclarant que tous ses modèles seront suivi et auront les mises à jour de l'OS alors que ce ne fut pas le cas, et on se retrouve aujourd'hui avec l'abandon de la plateforme. Par contre un utilisateur de Windows Phone ne pourra qu'être attristé de cette nouvelle. Le matériel et l'OS étaient simples et efficaces, pas très chers et bien optimisés surtout si on le compare à Android qui demande aujourd'hui plus de ressources qu'un PC et dont les flagship dépassent les 1000€.
Pour la fin d'année, je vais devoir me résigner à acheter un smartphone Android. Le choix est quasiment déjà fait (Nokia 5), mais je compte garder le Lumia 950 encore quelques temps avant de m'en séparer.
Attention ce titre est volontairement putaclick. Je voulais réagir à ce journal Linuxfr qui m'a beaucoup inspiré : BTRFS ne serait plus le futur. On y apprend que Red Hat laisse tomber le support de Btrfs et il ne sera plus présent dans les futures versions.
Ce n'est pas très rassurant, car sans aller jusqu'à dire que Red Hat fait figure d'autorité dans le libre, leur rayonnement en terme de contribution est tellement important que la grande majorité des distributions décident souvent de faire les mêmes choix. Et c'est compréhensible, c'est une forme "d'union du libre" que certains réclament depuis des années et qui permet de mutualiser les correctifs et évolutions chez les mainteneurs.
Vous allez me rétorquer qu'avec Btrfs c'est différent car c'est un composant upstream de Linux et qu'il n'y a rien à faire en particulier pour l'utiliser, oui sauf que le problème se situe pour le support et le backport des correctifs. Red Hat supporte ses versions 10 ans, cela veut dire qu'il y a un énorme boulot pour intégrer du code récent et changeant dans un kernel stable figé. Beaucoup se reposent sur Red Hat / CentOS, donc si le premier lâche l'affaire, ils suivront.
L'abandon du support de Btrfs est aussi un message fort, en effet Red Hat doit répondre aux attentes de ses clients et c'est notamment ce qui a provoqué le retour en force de xfs que je pensais obsolète depuis des années. Donc il semble qu'il n'y a pas de demande sur le marché et dans les datacenter pour Btrfs. Pourquoi ? Je vais proposer quelques idées.
Personnellement, plus le temps passe et moins je vois d'intérêt à Btrfs. Présenté comme un super système de fichiers moderne de la mort qui tue, son développement semble interminable puisqu'il a débuté en 2007 ! Et non seulement il n'est toujours pas stable, mais en plus toutes les fonctionnalités ne sont pas encore présentes. Sans rentrer dans le détail des possibilités du fs, on se rend compte que presque tout est déjà faisable aujourd'hui avec mdraid et lvm. Et je ne parle même pas de ZFS qui est à des années-lumière devant sur tous les points, qui est stable, éprouvé, et qui rencontre un certain succès. J'en veux pour preuve qu'il est entré dans les dépôts Debian, Ubuntu, et qu'il était déjà présent depuis longtemps chez Archlinux. Même avec les problèmes de licence les distributions choisissent de le supporter !
Ma réflexion me mène donc à une question : Btrfs est-il déjà mort ? Ce projet interminable qui veut concurrencer ZFS sans en avoir les épaules a-t-il une chance de se faire une place ? Étant un convaincu et un fanatique de ZFS je ne pense pas. Les gens qui n'ont pas besoin de fonctionnalités avancées resteront sur ext4, fiable et performant, tandis que les autres se tourneront vers ZFS qui n'est pas si gourmand qu'on le dit et qui offre une souplesse inégalée en terme de gestion des disques, pool et données. Nous verrons ce que l'avenir nous réserve, peut-être qu'une autre distribution réussira à lancer Btrfs.