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J'ai ma certification Azure AZ-103 !

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Après 1 an à travailler sur Azure (sur des périmètres Linux ou serverless), j'ai enfin eu l'occasion de passer ma certification ! Il en existe plusieurs et cela bouge régulièrement. J'ai retenu la AZ-103 (Microsoft Azure Administrator) car accessible pour une première approche et très en rapport avec ce que je fais en ce moment.

Azure Associate badge

L'examen se planifie en ligne et ne se déroule pas chez Microsoft mais dans des centres qui ont reçu l'agrément. Après avoir présenté deux pièces d'identité, vidé nos poches et mis nos affaires dans un casier sécurisé, nous nous rendons dans une pièce filmée où un client léger connecté en TSE nous permet de dérouler les questions de la certification. Dans mon cas j'ai eu :

  • 62 questions (tout type compris).
  • En majorité du QCM type "code de la route".
  • 2 labs (accès au portail Azure avec une liste de tâches à effectuer).
  • Plusieurs case study (une page qui décrit un contexte, puis du QCM).
  • Temps limité de 3 h (j'ai terminé avec une marge de... 4 min !)

Le résultat est donné dès la sortie, positif pour moi car j'ai eu plus de 800 points alors que le minimum est 700.

Mes conseils pour bien se préparer à la certification AZ-103 sont les suivants:

  1. Faire les examens à blanc AZ-103 chez Whizlabs. Oui c'est payant (€15,95 au moment où j'écris) mais les questions proposées sont très proches (voire identiques) à celles du vrai examen, je pense que je n'aurais pas réussi sans Whizlabs. Prenez une semaine pour faire et refaire les questions.
  2. 12 labs AZ-103 par Microsoft (sources). Vous ne pourrez pas faire les points qui évoquent la synchronisation A.D ou demandent une subscription P2, mais c'est quand même une bonne base.
  3. Bien potasser l'Azure Active Directory, la synchronisation avec les A.D On Premise, la protection des identités (MFA), la migration des Data vers du Blob Storage car beaucoup de questions s'y rapportent.
  4. Avoir déjà provisionné des machines virtuelles, disques managés, availability sets, scalesets, VNET, peerings. Vous aurez des questions sur les SLA des VMs, et sur les niveaux de tiering des comptes de stockage.
  5. Avoir de bonnes bases en réseau (masques, VPN, DNS, firewall), des bases en Powershell (bien que pas indispensable).

Bonne chance si vous aussi vous visez la AZ-103 ou tout autre certification :)

Nantes Roscoff à Vélo !

Rédigé par uTux 3 commentaires

Si en Septembre 2018 j'ai pédalé pendant 3 semaines pour réaliser un petit Tour de France, cette année j'ai voulu être raisonnable et me suis limité à un périple de 4 jours. J'ai suivi ~400km de la Vélodyssée au départ de Nantes et à destination de Roscoff, avec respectivement 115km, 107km, 92km et 93km ainsi que 3 nuits en camping. Les 3 premières étapes suivent le canal de Nantes à Brest, que j'avais déjà tenté en 2017.

Spoiler: malheureusement la météo n'a pas du tout été clémente et sur 4 jours de voyage j'ai eu 3 jours de pluie. Pas de soleil, du froid, et surtout de la boue partout sur le vélo et sur moi.

Voici un aperçu du périple réalisé:

Velodyssee 2019

Total 396,34km.

C'est un export GPX de Strava importé dans GPXSee. Le rendu n'est pas idéal, mais je n'ai pas encore trouvé mieux.

Matériel

Note : cet article n'est pas sponsorisé. J'ai choisi et payé de ma poche chaque élément et je tiens simplement à apporter un retour d'expérience à ceux qui s'équipent pour un périple similaire.

Je roule toujours avec mon fidèle Triban 500, un vélo de route sur lequel j'ai ajouté :

  • Un porte bagages BTWIN 900.
  • Une sacoche 20L.
  • Une sacoche 25L.
  • Une sacoche de cadre (2 trousses + emplacement étanche pour smartphone).
  • Sacoche de selle.
  • Pneu avant BTWIN RESIST 5 700x25 PROTECT.
  • Pneu arrière Michelin Pro 4 Endurance 700x25.
  • Chambres à air 700x28 BTWIN.
  • Kit de réparation: multitool, démonte-pneus, maillon de chaîne, chambres à air.

Je n'ai eu aucun problème technique et aucune crevaison. Le Canal de Nantes à Brest est un mix de routes et de chemins sur lesquels il vaut mieux prévoir de bons pneus. L'année dernière j'ai roulé en Continental GP 4 Season, cette année j'ai voulu tester un mélange Michelin Pro 4 Endurance + BTWIN avant, tout s'est bien passé et je suis content du résultat.

Pour le matériel de camping :

  • Tente Forclaz TREK900 (1,6 kg, 1 place, s'accroche sur le guidon)
  • Matelas gonflable Forclaz TREK700 L (510g, dans la sacoche 20L)
  • Sac de couchage Forclaz TREK500 15° (~1kg, dans la sacoche 20L)

Les nuits en Bretagne sont beaucoup plus fraîches que dans le sud, surtout avec la météo désastreuse que j'ai eu. J'ai du dormir habillé (pantalon + chaussettes + veste à manches longues) dans mon duvet, avec légèrement froid aux doigts de pieds. Heureusement je ne suis pas frileux. La tente Forclaz 1 place est idéale pour moi car légère et compacte mais j'ai tout de même la place de m'asseoir et stocker des objets à côté du matelas. De plus elle ne prend pas l'eau et le montage / démontage sous la pluie n'est pas si terrible.

Gadgets et navigation :

  • 1 Powerbank 10Ah de grande distribution
  • 1 Powerbank 5Ah Amazon
  • Tablette Fire HD 8
  • OsmAnd sur iPhone 7 avec le trajet GPX importé depuis francevelotourisme.

Tant que l'on suit le Canal de Nantes à Brest, c'est à dire les 3 premiers jour, il est quasi impossible de se perdre puisqu'il suffit... de suivre le canal ! Une fois rendu à Carhaix, là encore le parcours est très bien indiqué mais OsmAnd m'a permis de vérifier plusieurs fois que j'étais sur le bon chemin. Et comme il ne consomme pas de data, il ne tire pas trop sur la batterie.

Trajet

Nantes - Redon

Une fois arrivé au Canal près de Nort-sur-Erdre, on a affaire à affaire à un paysage plutôt plat, des écluses entretenues, des touristes en bateau, un chemin de couleur orangée. Très mignon par temps ensoleillé, un peu moins quand il fait gris. Attention à bien prévoir des provisions car à part Blain on ne traverse aucune ville sur quasi 70km.

J'ai traversé Redon en heures de pointes, ce n'est pas très agréable, beaucoup trop de bagnoles et de bruit. Le camping étant fermé, j'ai dormi plus au nord à saint-Vincent-sur-Oust.

Redon - Pontivy

J'ai du combattre une invasion d’araignées le matin (c'est l'aventure) ainsi qu'un début de crampe que j'ai réussi à stopper en allongeant ma jambe. Une fois sur la route, un nouveau décors avec au début des vallées et des chemins orangés qui deviennent gris, et ensuite des champs de maïs à perte de vue. On traverse des villages mignons comme Malestroit et Josselin pour lesquels je me suis arrêté (d'autant plus que c'était mon seul jour ensoleillé).

J'ai remarqué aussi qu'à mi parcours les écluses sont abandonnées, ce qui me mène à penser que le Canal n'est plus navigable.

Pontivy - Carhaix

Étape dont j'ai un peu moins de souvenirs, à part qu'il faisait gris et qu'une portion du parcours s'éloigne du Canal pour monter sur les hauteurs et offrir un paysage un peu différent.

Carhaix - Roscoff

On quitte le Canal de Nantes à Brest et on traverse des chemins en forêt pendant une bonne partie du trajet. A cause de la météo, ceux-ci étaient boueux. C'est aussi la fin du plat, ça monte et ça descend.

Morlaix est une très jolie ville où j'ai pu faire quelques photos avant de repartir.

Après ça, on enchaîne sur une bonne vingtaine de kilomètres difficiles car il y a de sacrées côtes à gravir. Mais une fois arrivé à Roscoff c'est la victoire. J'aime cette ville qui est jolie mais assez discrète en Septembre, à taille humaine, peu fréquentée. Le voyage étant terminé, j'ai dormir dans un Airbnb et le retour à Nantes s'est fait le lendemain en voiture.

Santé

Aucun problème de santé, le parcours était quand même assez court. J'ai très bien dormi la nuit et récupéré toute mon énergie. J'ai juste subi un début de crampe le premier jour qui n'a pas aboutit heureusement.

Le plus dur a été la section entre Morlaix et Roscoff, car il y a de nombreuses côtes interminables et épuisantes à gravir. Le soir, même après m'être douché, restauré et reposé, j'ai senti que mes jambes étaient toujours fatiguées par l'étape et il m'a fallu plus de 24 heures pour m'en remettre.

Météo

La météo a été LE gros problème de ce périple. Je n'ai eu qu'un jour ensoleillé et sec, le reste du voyage s'est fait sous la pluie. Le plus difficile a été le 4e jour, car 75% du parcours se faisait sur un chemin de terre à travers la forêt. Il est très praticable, mais boueux ce qui fait qu'une couche de crasse s'est accumulée sur mon vélo, mes sacoches, mes jambes, mes chaussures, mon tshirt, mon casque. En plus des côtes de Morlaix j'ai du subir la saleté.

Et bien sûr quand le temps est aussi mauvais, on a pas envie d'aller siroter une bière le soir ou même faire du tourisme, on a juste envie de se planquer dans la tente avec la tablette.

Impressions

Mitigé. Contrairement à 2018 je n'ai pas eu de dépaysement car la Bretagne m'est familière et la météo catastrophique m'a incité à terminer rapidement les étapes sans profiter des décors qui de toutes façons étaient gris.

Au niveau sportif le bilan est positif, en revanche en terme de vacances il est négatif. J'ai plus eu l'impression d'être parti dans une expédition au pôle nord qu'en vacances. Moralité la météo et la saison jouent beaucoup. Je pense qu'à terme je ne ferai plus le Nord ou la Bretagne en Septembre, je retournerai dans le Sud qui est plus doux.

Quelques photos

Note: les traces/artefacts noirs et roses sont dues à un dommage sur la lentille du capteur photo de l'iPhone.

Première soirée au camping après une grosse averse.
Une dizaine de km avant Malestroit (Panoramique).
Malestroit.
Une vingtaine de de km avant Pontivy.
Les chemins entre Carhaix et Morlaix.
Le viaduc de Morlaix.
Arrivée à Roscoff.

(LGR) L'incroyable entrepôt de matériel PC vintage !

Rédigé par uTux 2 commentaires

J'ai déjà parlé de The 8-Bit Guy qui collectionne et répare les vieux ordinateurs de l'époque Commodore et Apple II, mais je suis également fan de la chaîne LGR qui se concentre plutôt sur le matériel PC des années 90 ainsi que quelques gadgets méconnus.

Dans cette vidéo incroyable (en anglais), Clint a le privilège de visiter un entrepôt destiné à la destruction dans lequel un espèce de maniaque a entassé depuis 20 ans des PC portables et fixes, des composants, des logiciels de toute époque. Certains sont même encore en palette et neufs, une véritable capsule temporelle et un paradis pour collectionneurs ! Alors que les disques dur des premiers IBM grand public sont devenus rares, Clint en a trouvé tout une pile scelés dans leur boite d'origine.

Les vidéo de LGR me touchent car comme lui j'ai découvert l'informatique dans les années 90, sur une machine de type 486 sous ms-dos puis en Intel Pentium sous Windows 95/98. Cette découverte s'est fait au travers de l'apprentissage des commandes ms-dos mais surtout grâce aux jeux vidéo. Dans la page profil de mon site j'ai indiqué mes jeux favoris, plusieurs viennent de cette époque. Je suis notamment un grand fan des jeux Apogee Software :)

Mais le temps passe et au fur et à mesure de l'évolution de l'informatique mais aussi de la vie courante (déménagements...) nous nous sommes débarrassé de ces vieilles machines devenues obsolètes et encombrantes, on ne savais plus quoi en faire. En 2014 j'ai emmené une carte mère Slot 1 et une Vibra 16 ISA en déchetterie, car personne n'en voulait même avec une annonce sur eBay. Aujourd'hui je le regrette, ces composants deviennent de plus en plus rares et prennent de la valeur. Ainsi il est difficile de trouver une plateforme 486 / Pentium à moins de cents euros... et c'est encore pire pour les laptop. Ce sera bientôt le cas de la génération Pentium II et Pentium III, un peu comme un espèce de mur de Planck qui se rapproche.

Ayant dépassé la trentaine depuis quelques années déjà, je suis nostalgique de cette époque et je regrette la rareté de ces reliques du siècle dernier. Certes il existe DosBox qui est génial et va jusqu'à émuler une Gravis Ultrasound et bientôt une 3dfx juste pour notre plaisir, mais il existe un vide pour la période Windows 95-98, bientôt XP. Ces ordinateurs et périphériques vintage se trouvent assez facilement sur eBay mais il faut y mettre le prix, les enchères pouvant grimper assez haut. Alternativement, Leboncoin relaie des annonces beaucoup moins chères mais le processus d'achat est aléatoire et limité à la France.

J'ai arrêté les brocantes car on ne trouve rien à part des écrans et des claviers, idem pour Emmaüs. Dans la région nantaise, tous les organismes de ce genre qui collectent des dons ne se préoccupent plus du matériel informatique et l'envoient directement en recyclage, c'est triste.

Merci LGR pour cette visite qui nous fait une fois de plus regretter de ne pas avoir de magasins de ce genre en France !

Upgrade en Debian 10

Rédigé par uTux 2 commentaires

Que ce soit en serveur ou en desktop je n'ai jamais eu de problème de montée de version sur Debian, c'est là qu'on voit qu'on est pas chez Ubuntu :) J'ai fait l'opération sur 2 machines virtuelles et 1 notebook, tous en bureau Mate, tout s'est déroulé à merveille.

Debian forever :)

Classé dans : Non classé Mots clés : debian

Merci Terraform 0.12 :)

Rédigé par uTux 2 commentaires

J'ai une relation d'amour et de haine avec Terraform. Cet outil est formidable pour discuter avec les providers de cloud et faire de la remédiation, en revanche je me casse régulièrement les dents sur le langage hcl que je trouve extrêmement limité et frustrant. Trois exemples :

  • Les variables : Toute variable doit être déclarée, typée et contenir une valeur, même si on ne s'en sert pas. Une variable ne peut pas être égale à une autre. Pas de dictionnaire.
  • Pas de if, pas de loop : On doit ruser avec count mais on perd grandement en souplesse et en lisibilité.
  • pas DRY: (Don't Repeat Yourself) on ne peut pas utiliser du code commun et envoyer des variables en fonction de l'environnement, donc on duplique pas mal de code. Ce problème est réglé par Terragrunt que je recommande.
Logo Terraform
C'est principalement pour ces deux raisons que je considère qu'il est très difficile voire impossible de faire du code générique sur Terraform. On ne peut pas créer un module qui gère tous les cas possibles à l'aide des variables, on devra obligatoirement imposer des choix.

Terraform 0.12 est une version qui était très attendue depuis près de 1 an car promettant de lever pas mal de limitations du hcl. Et en effet la nouvelle version du langage nous apporte des nouveautés très appréciables. Mes 3 préférées sont :

  • First-class expression syntax :
    • ${var.foo} devient var.foo
    • ${var.foo["key"]} devient var.foo.key
    • ${var.foo[count.index]} devient var.foo (mon préféré)
  • Generalized type system :Les variables peuvent être des "object" composés de clés de différents types. Les objets eux-mêmes peuvent faire partie d'une liste: exemple. C'est peut-être le plus gros progrès de cette version.
  • Iteration constructs : Arrivée des boucles for et des boucles dynamiques, semble en pratique plus limité que ce qu'on pourrait croire mais c'est bon à prendre. Exemple.

Terraform 0.12 couplé à Terragrunt offre une plus grande souplesse et évite de se répéter. J'ai entamé la migration de mes projets pour profiter de ces nouveautés, et j'en suis très content. Merci Terraform :)

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