Le Blog Utux

HTTP 200 GET /

Linus préfère x86 à ARM, et il a raison

Rédigé par uTux 1 commentaire

Linus Torvalds explique pourquoi il préfère l'architecture x86 à l'ARM (Tom's Hardware).

L'environnement ARM est trop fragmenté et pas assez ouvert. Qui n'a jamais essayé de recycler une vieille tablette en lui installant une distribution Linux ? C'est souvent impossible. Les spécificités hardware, les bootloaders, les verrous, les blobs propriétaires font qu'un kernel vanilla ne fonctionne pas et qu'il faut alors prier pour que le constructeur fournisse la documentation/procédure/code source pour espérer faire quelque chose, et bien sûr cela n'arrive jamais. L'idée de pouvoir un jour booter une simple iso de debian est une douce utopie totalement hors de portée.

Tous les produits à base d'ARM sont conçus dans une optique de consommation rapide, du jetable, le but est simplement de briller dans les benchmark pendant 2 mois et permettre l'accès à Google Play pour que l'utilisateur puisse dépenser son argent, le reste est secondaire.

C'est simple, je ne serai jamais devenu un geek si j'avais grandit avec ce genre de produit non bidouillable entre les mains, je n'en aurais pas fait mon métier non plus.

systemd-nspawn + application graphique

Rédigé par uTux 1 commentaire

Dans l'article systemd, c'est bien je citais systemd-nspawn qui est plus ou moins un équivalent à docker exec (lancement d'un binaire dans un container) ou lxc (démarrage complet du container) mais en upstream. Voici un petit cas pratique avec le lancement d'une application graphique :

Avertissement : cet article a pour but de montrer un cas d'utilisation intéressant de systemd-nspawn, mais la manipulation ci-dessous n'est pas propre, ne la faites pas à l'aveugle. La commande xhost autorise les connexions au serveur graphique tandis qu'un peu plus bas je lance l'application graphique directement en root. Vous devez donc être sûr que votre application n'est pas un keylogger ou un spyware.

$ xhost +local:
$ sudo apt-get install debootstrap
$ sudo /usr/sbin/debootstrap jessie jessie http://ftp.fr.debian.org/debian/
$ sudo systemd-nspawn -D jessie/
# apt-get update && apt-get install myapp
# export DISPLAY=:0
# myapp

La commande xhost +local: est volatile donc à refaire après un redémarrage de l'hôte. C'est pareil pour export DISPLAY=:0 dans le container car c'est une variable d'environnement.

Cette petite astuce en vrac me sert pour pac que je fais tourner dans un container Debian Jessie car il ne fonctionne actuellement plus en Testing.

Classé dans : Non classé Mots clés : aucun

A quoi ressemble Ubuntu dans Windows 10 ?

Rédigé par uTux 2 commentaires

Depuis la mise à jour anniversary de Windows 10, il est possible d'installer un sous-système ubuntu 14.04 et de lancer bash (et d'autres logiciels), ça ressemble à ça :

Impressionné ? Non ? Moi non plus, on a déjà vu ça avec Cygwin (qui existe depuis 1995 d'après Wikipedia), la différence est que c'est supporté par Microsoft et que l'on a accès aux dépôts de ubuntu. Et comme il s'agit de la 14.04, pas de systemd, dommage cela aurait pu donner lieu de bons à trolls.

Tous ces efforts de Microsoft pour se rapprocher de Linux montrent à quel point ils sont largués. Bien que Windows soit solidement implanté dans le grand public (grâce à la vente liée) et le monde professionnel (A.D, Exchange qui sont plutôt de bons outils) c'est toujours Linux qui est en tête sur les serveurs présents sur internet (web et messagerie pour ne citer que deux domaines). En tant que sysadmin je ne peux pas faire mon métier depuis Windows, cet OS n'est pas conçu pour cela : où sont dig, tcpdump, ssh , grep ? Et pourquoi est-ce que je choisirais IIS qui nécessite d'acheter une licence Windows Server ainsi qu'une machine correctement dimensionnée (gros CPU, 4GB de RAM, 80GB de disque) tout ça pour avoir moins de souplesse et de performances que Debian + Nginx qui tiennent sur 256MB de RAM et 8GB de disque ?

Dans le monde du devops, là encore Microsoft est à la ramasse. Par exemple Ansible et Docker sont des outils libres, gratuits, communautaires, documentés et simples qui ont le vent en poupe et s'appuient sur des composants qui n'existent pas sur Windows : ssh pour le premier, les containers pour le second. Et c'est génial.

En conclusion ce sous-système ubuntu dans Windows ne révolutionne rien mais vient combler un manque de Windows et il en avait grandement besoin. Reste à voir comment il se comporte et s'administre, avec le temps.

Canonical, c'est comme Microsoft, mais en lowcost

Rédigé par uTux 17 commentaires

Voilà un slogan qui va bien à Canonical et qui décrit les problèmes de qualité sur Ubuntu desktop.

Ils ont en particulier des soucis avec nm-applet, vous savez le petit applet réseau dans le systray. Outre le fait qu'il plantait quasiment tous les jours les premiers mois après la sortie de la 16.04LTS (il a bien fallu 4 mois pour que ce soit corrigé), suite à une mise à jour ce dernier m'affiche aujourd'hui n'importe quoi.

Les réseaux WiFi ont disparu... et pourtant je suis connecté quand même :

Plus aucun réseau WiFi listé, et pourtant je suis bien connecté.

Ce n'est pas la première fois que je tombe sur ce genre de coquille, c'est systématique, et c'est toujours chez Ubuntu. J'ai en parallèle une debian testing depuis 2 ans et je n'ai jamais rien vu de tel.

Ubuntu 16.04 est une LTS, vous pouvez me rétorquer que ça veut pas dire que c'est stable mais qu'il y a du support plus longtemps, mais si, désolé, ça devrait être stable. LTS c'est ce que Canonical recommande aux entreprises et aux utilisateurs exigeants. Il ne devrait pas y avoir ce genre de bug. Imaginez un peu si Microsoft pétait le réseau dans Windows 10 suite à une mise à jour, le tollé que ce la provoquerait.

D'après les chiffres Steam (que je trouve un peu plus représentatifs que distrowatch) ubuntu est la distribution la plus utilisée avec 30% des utilisateurs. Cela veut dire qu'on véhicule une image d'un Linux pas stable, avec des défauts de contrôle qualité, et une précipitation ridicule pour sortir dans les temps à tout prix.

N'installez pas Ubuntu à votre entourage, installez Debian, la seule, l'unique distribution qui devrait avoir le droit de représenter Linux et son écosystème. Les versions un peu datées des logiciels ne sont souvent pas un problème et peuvent au pire se contourner avec les backports. Tant que Canonical ne changera pas de politique concernant le rythme de sortie des version de Ubuntu, il restera beaucoup trop de bugs inacceptables pour les utilisateurs auxquels cette distribution s'adresse.

Le retour de flash sur Linux, la blague

Rédigé par uTux 18 commentaires

Adobe ressuscite le plug-in Flash sous Linux (NextINpact).

Poisson d'a... ah ben non, ils sont sérieux en fait. On se traîne le plugin en 11.2 depuis 2011 et ils choisissent de livrer une nouvelle version à l'aube de 2017 alors que la techno a quasiment disparu entre temps. Et en plus il s'agit de Linux, les 2% de parts de marché, pourquoi ça intéresse soudainement Adobe ? Flash est mort, même les sites de p0rn sont passés au HTML5, je les ai tous vérifiés (bon il en reste en flash mais c'est une minorité). Je suppose que backporter des correctifs de sécurité dans la 11.2 est devenu trop compliqué, du coup ils le mettent à niveau avec le reste, ce qui expliquerait ce retournement de situation.

En fait il y a un site web en particulier qui utilise encore flash et qui résiste encore et toujours à l'envahisseur de la modernité : Deezer. Sérieusement les gars vous faites chier. Ne nous sortez pas l'excuse des DRM car Youtube lui-même est passé au full HTML5. Deezer est l'unique raison pour laquelle j'ai du installer Chrome sur Linux, pour le support (natif) de flash qui me permet d'utiliser ce site. Le plugin en version Firefox (nssapi), lui, est désinstallé depuis plusieurs années car devenu inutile et source de failles de sécurité.

Fil RSS des articles