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En faire trop sur blablacar ?

Rédigé par uTux 2 commentaires

Un petit billet hors sujet pour parler d'un phénomène que je trouve intriguant. Étant toujours en panne de voiture je redécouvre les joies du covoiturage avec blablacar, le site de partage que tout le monde connait et dont les tarifs ont beaucoup augmenté depuis ma première visite (2014), les joies du monopole, mais ce n'est pas le sujet.

Qu'est-ce que le covoiturage ? C'est avant tout un partage. Le conducteur partage sa voiture et les passagers partagent le coût du voyage. C'est un système entre particuliers, un arrangement plus rentable économiquement que le train (dont le coût du billet est exorbitant), plutôt convivial et écologique.

Il y a bien entendu des règles de base qui tiennent du savoir vivre: communiquer rapidement les bonnes informations à ses compagnons, être amical, faire preuve de souplesse dans vos horaires ou trajets si cela est possible, etc. Mais il y a une chose plutôt récente que j'ai remarqué, c'est que certaines personnes prennent cela beaucoup trop au sérieux. L'exemple que j'ai en tête c'est le conducteur qui vous confirme 10 fois par SMS que votre trajet est validé (vous le savez déjà), vous propose d'office de venir vous prendre là où ça vous arrange (alors que vous n'avez rien demandé), vous fait presque des courbettes ce qui en soit est plutôt gentil mais on a l'impression d'être dans une relation entreprise - client alors que ce n'est pas le cas, nous sommes deux particuliers qui s'arrangent pour partager un voyage.

Faut-il y voir une course aux étoiles ? Car oui nous sommes jugés à l'aide d'un système de notation qui peut d'abord paraître légitime vu qu'on voyage la plupart du temps avec des inconnus mais qui à mon avis s'étend un peu plus. On peut juger la conduite, la ponctualité, l'humeur mais mon exemple précédent semble indiquer qu'il y a d'autres critères. On juge le service rendu voire la personne elle-même et on créé une concurrence entre les usagers, une uberisation ou macronisation du service ce qui à mon avis va un peu trop loin.

Dans le cas où je serai amené à utiliser le service en tant que conducteur, ma philosophie serait la suivante: je conduits bien, je suis fiable, ponctuel, je vous donne toutes les infos nécessaires et vous tient au courant en cas de changement, mais je considère mes passagers comme mes égaux et non comme des clients. Je ne leur vend pas un service, c'est un échange de bons procédés entre particuliers.

En tant que passager, je n'ai jamais eu de mauvaise surprise. Si le chauffeur est à l'heure et conduit bien, je mets un 5/5. Si le courant ne passe pas bien ou si la conduite n'est pas idéale, je m'abstiens de noter et ce n'est arrivé qu'une seule fois.

Conclusion ? En fait non, ce n'est qu'une observation, je ne prétends pas avoir assez de statistiques ou même une qualification me permettant de livrer une explication à tout ceci car cela ferait appel à un mélange de sciences sociales et d'économie. Je livre simplement un constat et invite les gens à ne pas surjouer et rester eux-mêmes. Le covoiturage est à mon sens une des révolutions positives les plus importantes des 10 dernières années permises grâce à internet et on y fait beaucoup de rencontres sympathiques. Ne changez pas le système!

Un bureau distant sous Linux ?

Rédigé par uTux 8 commentaires

Quelle solution existe-t-il pour ouvrir une session à distance sur Linux ? Une sorte de RDP-like.

  • ssh -X est foireux, enfin non il fonctionne bien mais il charge le bureau distant dans mon bureau actuel et mélange tout (il écrase notamment le xfce panel).
  • Nomachine par le passé c'était bien, c'était facile, aujourd'hui c'est devenu l'usine à gaz et je n'arrive même pas à me connecter. En plus c'est propriétaire et pas upstream.
  • VNC c'est de la merde, c'est lent, c'est moche, ça passe mal les pare-feu, c'est pas chiffré, c'est sujet aux problèmes de keymap, c'est exclu d'office.

Reste-t-il une solution que je n'ai pas essayé ? A la limite ssh -X me parait le plus prometteur mais il faudrait pouvoir contenir le bureau distant dans une fenêtre pour éviter d'écraser l'environnement en cours.

Je suis ouvert aux suggestions.

3 mois sans voiture

Rédigé par uTux 3 commentaires

En panne depuis début juin et en attente du prochain véhicule qui devrait arriver en septembre, j'apprends à vivre sans voiture. J'habite en ville donc je ne me plaint pas, j'allais déjà au boulot à vélo et je connaissais déjà les principales lignes de transports en commun pour les déplacements ponctuels donc je le vis plutôt bien.

Panne injection

En revanche c'est un peu plus compliqué pour les sorties hors de la ville. On peut contourner le problème avec le covoiturage ou le train mais il faut voyager léger et se contraindre à des horaires d'aller et de retour. Et le soir c'est encore plus compliqué, j'aimerai sortir de la ville pour observer le ciel à la campagne mais avec le matériel d'astronomie à trimbaler c'est juste impossible.

L'autre aspect difficile c'est le ravitaillement. Même si j'habite pas loin d'un supermarché, faire les courses à pied n'est pas très agréable car on a vite fait de se retrouver à porter un sac très lourd sous un soleil de plomb. Et du coup il est hors de question d'aller acheter le moindre meuble à Ikea :/ Pour les courses j'ai opté pour un sac à roulettes, c'est pas très swag mais ça me facilite grandement la vie. Pour les meubles il reste l'autopartage que je n'ai jamais essayé mais dont les tarifs sont assez intéressants pour des besoins ponctuels (surtout que le carburant + stationnement sont inclus).

Je dois tout de même admettre qu'il y a des aspects positifs, par exemple à force de rouler à vélo je perds plus facilement du poids. Et puis les déplacements sont plus zen, pas d'embouteillages, pas de parking à payer, le vélo est l'un des derniers moyens de transports où on fout à peu près la paix fiscalement à l'usager.

Être privé de voiture est une expérience intéressante parce que cela remet en cause notre rapport aux transports. Mon point de vue de citadin est qu'on peut se passer de voiture pour le boulot mais pas pour les sorties, il faut faire une croix sur bon nombre d'activités. Et si j'habitais en campagne ce serait pire, car dans un pays où le boulot se trouve dans les grandes villes et où les services désertent les campagnes pour se centraliser, un véhicule est d'autant plus indispensable.

C'était une réflexion de comptoir.

Emily is away, encore un coup de vieux

Rédigé par uTux 2 commentaires

Emily is Away est un petit jeu indé gratuit distribué sur Steam qui a eu droit à une certaine visibilité grâce aux vidéastes sur Youtube. Le principe est simple : c'est un simulateur de drague par Messenger.

L'interface reprend AOL Messenger que je n'ai personnellement pas connu, en revanche j'ai bien connu MSN. Si vous êtes trentenaire il y a fort à p arier qu'en lisant ces 3 lettres vous avez entendu dans votre tête le petit son caractéristique de réception d'un message, vous avez aussi pensé à Windows XP et à tous ces éléments de pop culture de l'époque 2002-2007, en bref ce jeu s'adresse aux nostalgiques.

Emily is Away

Le jeu simule une discussion avec Emily et plusieurs choix de réponse s'offrent à vous. Il vous faudra ainsi construire une relation avec elle en faisant attention à ne pas terminer en friendzone ! La suite (Emily is Away too), payante mais compatible Linux, ajoute une autre protagoniste et quelques bonus comme une ancienne version de Youtube utilisable, c'est excellent.

Le jeu est gratuit et si vous avez une petite heure à tuer et l'envie de vous replonger dans la nostalgie 2002-2007, laissez-vous tenter.

Semi-Marathon Nantes 2017

Rédigé par uTux 2 commentaires

Mes stats :

21,1km
02h00 5,34 /km
Distance Temps réel Pace

Chiffres officiels.

Le parcours.

Mon ressenti :

C'est la première fois que je participe à une épreuve de ce type, je ne savais vraiment pas à quoi m'attendre. 4000 personnes étaient présentes sur la ligne de départ, c'est beaucoup, et donc on commence en douceur pour ne pas se marcher sur les pieds. Au bout du 4e km ça va un peu mieux et on peut courir à son rythme.

Les 15 premiers km ont été plutôt aisés, d'autant que la météo fut moins pire que prévu car on aurait du avoir de la pluie voire de l'orage, on a juste eu un ciel noir. Au delà de ces 15km, la fatigue commence à se faire sentir, la soif aussi, et c'est là que le mental devient important car on sait qu'il reste 6km et qu'il n'est pas question d'abandonner.

Au 18/19e km la fatigue fait place à la souffrance, on ne sent plus vraiment ses jambes, on a plus d'énergie pour continuer, et pourtant il le faut car ce serait dommage de laisser tomber aussi près du but. Encore une fois c'est le mental qui prend le dessus, on fait abstraction de la souffrance, on salue la foule qui vous encourage (en criant votre nom puisqu'il est écrit sur le dossard), on donne tout ce qu'on a.

Une fois la ligne d'arrivée franchie c'est la victoire, la libération, une belle revanche pour un ancien gros comme moi qui ne pouvait pas courir 1min il y a quelques années.

Au final si mon temps a été bien moins bon que ce que j'espérais (je visais 1h50), je suis tout de même content d'avoir terminé l'épreuve sans rien lâcher et j'annonce même mon intention de faire mieux l'année prochaine en continuant l'entraînement sans relâche.

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