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En vrac 1: Crucial, Asus, 8-Bit Guy

Rédigé par uTux 6 commentaires

En Avril 2017 à l'occasion de l'assemblage de ma nouvelle tour basée sur Ryzen, j'ai monté un SSD Crucial MX500 (500GB) au format M2.

Crucial MX500
En fin d'année j'ai commencé à rencontrer des BSOD d'origine non identifiée, et à l'occasion d'une d'une résinstallation de Windows j'ai réalisé que je ne pouvais plus formater le SSD, pareil sous Linux. Le SAV Crucial se fait par mail et j'ai du renvoyer à mes frais le SSD défectueux en Angleterre, ce qui a coûté 8€ (pour un objet minuscule qui doit peser quelques centaines de grammes), arf. Mais le pire est que le SAV n'a jamais reçu le SSD alors que le suivi transporteur indique qu'il a été remis. Tant pis, il arrivera peut-être un jour, en attendant j'ai décidé d'acheter un Samsung 970EVO M2/NVMe, ça dépote et c'est fiable, je ne n'achèterai plus jamais de Crucial de ma vie.

Samsung EVO 970

J'ai un routeur Asus RT-AC66U branché derrière la FreeBox et qui tourne sous Asus-merlin depuis toujours. Depuis quelques temps, ce modèle est passé en "legacy", autrement dit il ne bénéficiera plus des nouveautés du projet mais uniquement des correctifs importants. Notez qu'on parle d'un firmware communautaire, le produit semble toujours supporté par Asus (dernier firmware proposé: Mai 2018), mais je ne peux m'empêcher de songer à le remplacer par un modèle plus ouvert, voire une solution maison avec pfSense.

J'ai découvert la chaîne Youtube The 8-Bit Guy. Il s'agit d'un passionné de vieux ordinateurs comme les Apple II, Commodore, IBM PC, mais aussi un développeur en assembleur. Il nous montre comment il restaure des machines dans un état déplorable, allant du nettoyage de boiter jusqu'à la réparation de carte mères.

C'est passionnant, j'adore, c'est quasiment de l'ASMR pour moi.

La plus grande qualité d'un sysadmin ?

Rédigé par uTux Aucun commentaire

On m'a posé cette question lors d'un entretien. C'est assez bateau et il existe un tas de réponses "par cœur" et pourtant elle m'a surpris. J'ai donc répondu de manière sincère la première chose qui m'est passée par la tête: être carré, être sérieux, parce qu'on est pas dans un labo, on est responsables de la production. Sur le coup, je pensais aux astreintes, aux sueurs lorsqu'un site web commercial affiche un 403 ou une page blanche, ou quand on me dit que "plus rien ne marche" et que c'est à moi de dépanner. Et puis je sortais tout juste de cette mauvaise expérience avec Ceph, la prod ça ne rigole pas.

Mais y réfléchissant après j'ai pensé à une réponse plus pertinente: la plus grande qualité d'un sysadmin, c'est d'être bien entouré. Que ce soit les collègues qui nous aident, le chef qui nous encourage, les développeurs toujours prêt à filer un bout de code pour dépanner ou aider à l'intégration de leur application, c'est très important. Un bon sysadmin a toujours ses potes (hors entreprise) sur Telegram, Jabber ou IRC pour discuter de tout et n'importe quoi et parfois de boulot.

Les autres questions portaient sur la technique, domaine dans lequel je suis plus à l'aise avec les 8 ans d'expérience dans le dos :)

Facebook ?

Rédigé par uTux 3 commentaires

J'ai vécu le boom de Facebook (2007 en France?) mais j'ai toujours refusé de m'y inscrire. A cette époque j'étais déjà à fond dans Linux et le logiciel libre et il y avait une ambiance anti-conformiste (justifiée ou non) qui voulait qu'on ne s'inscrive pas sur les vilains services hébergés et propriétaires. A la place il fallait favoriser les solutions décentralisées et libres telles que Jabber (rires dans la salle). Ce n'est pas faux, le scandale PRISM et les fuites de données régulières sur différentes plateformes nous ont prouvé tout cela.

Mais en 2007 j'avais 20 ans, aujourd'hui je vais sur mes 31 ans et ma vision de l'informatique a beaucoup évolué. Je suis plus ouvert aux compromis et curieux de découvrir certaines choses auxquelles je n'ai jamais touché. Car au final quand on écoute Stallman et qu'on refuse toutes les nouvelles technologies, on se retrouve un peu seul sur le plan numérique, on perd de vue les gens avec qui on discutait avant et qui ont franchit le pas. Un réseau social c'est bien pratique pour rencontrer des gens, discuter et rester en contact. Par exemple quand on fréquente des groupes ou des associations, Facebook est souvent cité: "tu cherche du monde motivé pour l’entraînement marathon? Poste un message sur notre groupe". Plus j'y pense et plus je me dis pourquoi pas.

2018, année de mon inscription sur Facebook?

Résolutions 2018

Rédigé par uTux 3 commentaires

Sport et santé:

  • Tenir 3 mois d'entraînement intensif pour le Marathon.
  • Finir le marathon (objectif 4h).
  • Faire de la musculation.
  • Maigrir.

Perso:

  • Acheter un appart.
  • Changer de taf.
  • Rejoindre des assos.
  • Que ma consommation de viande tende vers zéro.

Geek:

  • Migrer de docker-compose vers docker-swarm, kubernetes ou rancher.
  • Écrire ces fichus articles sur Docker que j'ai en réserve depuis 1 an.

Démêler le vrai du faux

Rédigé par uTux 1 commentaire

Le monde est consterné! Depuis les élections américaines les gens ont découvert qu'il existe des fake news, de la manipulation et de la désinformation. Sans rire, je traîne sur internet et le web depuis ~15 ans et s'il y a un truc que j'ai appris pour survivre c'est trier les informations et distinguer le vrai du faux. Par exemple si je cherche à savoir comment fonctionne un panneau solaire, voici ce que j'obtiens avec une simple recherche Google:

Exemple recherche panneau solaire
Sur la première page, un seul résultat non manipulé

En tant que geek je repère tout de suite les sites commerciaux et ne prends pas la peine d'y mettre les pieds (ou les doigts), je sais que l'information ne sera pas neutre car le but est de vous vendre un produit. Et si ces résultats sont mis en avant, c'est à cause grâce au SEO, une sorte d'art vaudou pour flater les algo de Google et polluer les résultats avoir une bonne place dans les résultats. C'est beau le marketing.

Nous les geeks avons l'habitude de trier l'information sur internet, nous avons appris à porter une combinaison anti-radiations sur le web pour éviter de nous faire irradier par toutes les bêtises. mais imaginez le monsieur tout le monde qui a la fièvre du like et du repartage sur Facebook. Vous imaginez à quel point il est facile de diffuser des informations qui ont l'air légitimes mais qui sont en fait bidon, tant qu'on inonde bien les réseaux sociaux et qu'on maîtrise le SEO pour être suffisamment visible. L'élection de Trump a mis au goût du jour ces pratiques car il y avait un enjeu géopolitique (une occasion en or d'accuser la Russie alors qu'on relance une guerre froide) mais également une bonne occasion de faire du buzz à la télévision. C'est tout sauf nouveau et ça fait office de piqûre de rappel. En parlant de Trump et de piqûre (magnifique transition) voici un petit twit gratuit de sa part à propos des vaccins et l'autisme comme quoi lui aussi relaie une fake news.

En prolongeant le raisonnement plus loin on peut y voir aussi la raison pour laquelle il y a tant de théories du complot qui persistent encore aujourd'hui, car en manipulant les images et en usant d'arguments fallacieux que la plupart des gens ne savent pas reconnaître, et avec des sources qui ne sont que d'autres sites complotistes, on arrive à une sorte de récursivité sans fin qui mène par exemple des gens à croire en 2017 que la terre est plate. Les OVNI et les fantômes existeraient-ils toujours si chacun savait remonter à la source des informations ?

Il y a une dizaine d'années j'étais très friand des documentaires sur les OVNI ou les fantômes, j'y croyais presque. Or avec du recul je me rends compte que j'étais dans une "bulle", ces documentaires vidéo ont une approche de croyant, "c'est la seule explication possible", avec des sortes de lunettes qui filtrent ce qu'il ne faut pas voir. Or quand on prend la peine de creuser, on s'aperçoit que les cas inexpliqués sont très rares, voire même qu'on peut démonter le concept de soucoupes volantes en remontant à la source. En effet Kenneth Arnold, célèbre pour avoir été le premier à rapporter une observation de soucoupe volante en 1947, n'a en fait... jamais décrit de soucoupe volante. Ce sont les media américains qui ont inventé ce terme, ça fait quand même réfléchir et ça nous mène à l'hypothèse sociopsychologique. En gros les gens voient des choses qu'ils ne comprennent pas et les interprètent comme des soucoupes volantes parce que la télé en a parlé, on peut même recueillir de vrais témoignages de bonne foi à partir de canulars. Voici une excellente vidéo d'hygiène mentale à ce sujet.

Avec l'abondance de l'information rapide et consommable nous ne sommes pas aidés, par exemple quand on regarde les tendances Youtube voici ce qu'on obtient:

Les tendances Youtube
Du pur clickbait...

Facepalm n'est-ce pas? Du top10, du "vous ne le croirez jamais", du clash, en gros du pur clickbait ou putaclick. L'algorithme des tendances étant basé sur les préférences des utilisateurs, on voit donc que nous sommes dans un cercle vicieux avec des consommateurs submergés de contenus de basse qualité mis en avant car ils les sollicitent. Pas étonnant qu'on perde l'habitude de réfléchir.

Heureusement tout n'est pas perdu car on voit apparaître à l'inverse des des vidéo de "débunkage" ou de zététique. Le debunkage c'est basiquement prendre une rumeur, un complot, un discours, et démonter ses points de manière plus ou moins propre. La zététique est une recette d'auto défense intellectuelle qui a pour but de nous faire prendre conscience de nos propres biais cognitifs et nous aider à juger de la qualité d'une information pour nous faire une opinion. Voir cette excellente conférence de Virginie Bagneux - La zététique : esprit critique, es-tu là ? ou encore la chaîne Youtube Hygiène Mentale.

Pour finir cet article, quelques petites vidéo qui font du bien et remettent certaines choses en ordre:

Difficile de conclure cet article sans enfoncer des portes ouvertes. Tout le monde sait qu'il faut se méfier des images, des vidéo, des chiffres, des news. La facilité d'accès à l'information a favorisé ces pratiques. Mais c'est à double tranchant, on peut vérifier les informations de manière beaucoup plus simple qu'avant, et il ne faut pas s'en priver. Bien sûr on ne peut pas vivre en doutant de tout, on est pas expert dans tous les domaines, et on ne peut pas être sûr que les sources sur lesquelles on se base sont elles-mêmes fiables. Mais pour des sujets importants (réchauffement climatique, vaccins...) l'effort en vaut la peine et il est souvent facile de démasquer la désinformation pour peu qu'on y regarde de plus près.

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