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Dans quel sens faut-il backuper ses serveurs ? Borg, backuppc

Rédigé par uTux 16 commentaires

Attention ceci n'est un comparatif entre backuppc et borg mais une courte réflexion. Je cherche à me débarrasser de backuppc pour les raisons suivantes:

  • Sous le capot c'est l'usine à gaz et c'est un enfer à installer surtout avec le webui quand votre distribution ne le propose pas ou pas complètement (genre FreeBSD).
  • Je n'aime pas du tout la planification des backup qu'on ne peut pas définir à des horaires (sauf avec des crons).
  • Il n'est pas disponible dans Nix alors que je migre vers NixOS (j'ai songé à le packager, mais cela me semble trop hardcore pour débuter).

Du coup j'examine les solutions alternatives de backup et tout le monde ne parle que de borg. Ce logiciel a l'air intéressant mais il semble plus adapté à la sauvegarde d'une machine individuelle qu'à l'utilisation dans un parc de centaines de serveurs. En effet les sauvegardes avec Borg se font en "push", il faut l'installer sur chaque serveur qui va ensuite pousser ses sauvegardes vers un repo distant. Avec Backuppc c'est du "pull", un unique serveur se charger d'aller chercher les données de vos serveurs distants.

Je pense que les deux solutions se défendent. L'avantage du pull (backuppc) c'est qu'on centralise la gestion, la surveillance et le stockage en un point, il n'y a rien à faire sur les serveurs. L'inconvénient est que votre serveur de sauvegarde doit disposer des accès root à l'intégralité de votre parc, ce qui peut constituer une faiblesse en terme de sécurité. Le push (Borg) est beaucoup plus sécurisé, par contre il faut l'installer et le gérer sur chaque machine ce qui ne doit pas être évident quand on en a des centaines.

La question est de savoir qui a raison. Faut-il faire ses sauvegardes en push et privilégier la sécurité ou en pull et privilégier la facilité de gestion ?

Le rolling release c'est pas toujours bien (pour ansible)

Rédigé par uTux Aucun commentaire

Il y a des gens qui préfèrent les distributions stable telles que debian et il y en a d'autres qui, au contraire, veulent du rolling release. Sur serveur j'ai toujours privilégié la stabilité, donc debian mais je n'ai pas toujours le choix.

Mon NAS tourne sous FreeNAS, et ayant besoin d'étendre ses possibilités j'ai ajouté quelques jails qui offrent donc du FreeBSD quasi upstream. Or FreeBSD a une base stable mais la plupart des ports/packages non. J'ai fait la configuration avec Ansible pour pouvoir tout réinstaller facilement sans me poser de question (voir Docker, Ansible, NixOS : le savoir (re)faire). Et justement le cas s'est présenté, suite au passage au chiffrement des disques j'ai du backuper/restaurer toutes les données et recréer mes jails. Le problème est qu'Ansible n'a pas pu jouer les playbook à cause de cet aspect rolling release qui fait que le comportement ou les fichiers de conf des logiciels à installer a changé. Je pense notamment à unbound, je parse le /usr/local/etc/unbound.conf à la recherche d'une ligne "listen 0.0.0.0" que je créé si elle n'existe pas. Or depuis peu elle est présente dans une autre contexte, cela induit donc mon playbook en erreur. Ce n'est pas trop grave, il m'a fallu moins de 1h pour tout corriger et tout installer.

J'étudie la possibilité de remplacer ces jails FreeBSD par des machines virtuelles debian, car FreeNAS supporte la virtualisation avec bhyve. Une grande stabilité est nécessaire pour orchestrer et automatiser les choses proprement.

En faire trop sur blablacar ?

Rédigé par uTux 2 commentaires

Un petit billet hors sujet pour parler d'un phénomène que je trouve intriguant. Étant toujours en panne de voiture je redécouvre les joies du covoiturage avec blablacar, le site de partage que tout le monde connait et dont les tarifs ont beaucoup augmenté depuis ma première visite (2014), les joies du monopole, mais ce n'est pas le sujet.

Qu'est-ce que le covoiturage ? C'est avant tout un partage. Le conducteur partage sa voiture et les passagers partagent le coût du voyage. C'est un système entre particuliers, un arrangement plus rentable économiquement que le train (dont le coût du billet est exorbitant), plutôt convivial et écologique.

Il y a bien entendu des règles de base qui tiennent du savoir vivre: communiquer rapidement les bonnes informations à ses compagnons, être amical, faire preuve de souplesse dans vos horaires ou trajets si cela est possible, etc. Mais il y a une chose plutôt récente que j'ai remarqué, c'est que certaines personnes prennent cela beaucoup trop au sérieux. L'exemple que j'ai en tête c'est le conducteur qui vous confirme 10 fois par SMS que votre trajet est validé (vous le savez déjà), vous propose d'office de venir vous prendre là où ça vous arrange (alors que vous n'avez rien demandé), vous fait presque des courbettes ce qui en soit est plutôt gentil mais on a l'impression d'être dans une relation entreprise - client alors que ce n'est pas le cas, nous sommes deux particuliers qui s'arrangent pour partager un voyage.

Faut-il y voir une course aux étoiles ? Car oui nous sommes jugés à l'aide d'un système de notation qui peut d'abord paraître légitime vu qu'on voyage la plupart du temps avec des inconnus mais qui à mon avis s'étend un peu plus. On peut juger la conduite, la ponctualité, l'humeur mais mon exemple précédent semble indiquer qu'il y a d'autres critères. On juge le service rendu voire la personne elle-même et on créé une concurrence entre les usagers, une uberisation ou macronisation du service ce qui à mon avis va un peu trop loin.

Dans le cas où je serai amené à utiliser le service en tant que conducteur, ma philosophie serait la suivante: je conduits bien, je suis fiable, ponctuel, je vous donne toutes les infos nécessaires et vous tient au courant en cas de changement, mais je considère mes passagers comme mes égaux et non comme des clients. Je ne leur vend pas un service, c'est un échange de bons procédés entre particuliers.

En tant que passager, je n'ai jamais eu de mauvaise surprise. Si le chauffeur est à l'heure et conduit bien, je mets un 5/5. Si le courant ne passe pas bien ou si la conduite n'est pas idéale, je m'abstiens de noter et ce n'est arrivé qu'une seule fois.

Conclusion ? En fait non, ce n'est qu'une observation, je ne prétends pas avoir assez de statistiques ou même une qualification me permettant de livrer une explication à tout ceci car cela ferait appel à un mélange de sciences sociales et d'économie. Je livre simplement un constat et invite les gens à ne pas surjouer et rester eux-mêmes. Le covoiturage est à mon sens une des révolutions positives les plus importantes des 10 dernières années permises grâce à internet et on y fait beaucoup de rencontres sympathiques. Ne changez pas le système!

3 mois sans voiture

Rédigé par uTux 3 commentaires

En panne depuis début juin et en attente du prochain véhicule qui devrait arriver en septembre, j'apprends à vivre sans voiture. J'habite en ville donc je ne me plaint pas, j'allais déjà au boulot à vélo et je connaissais déjà les principales lignes de transports en commun pour les déplacements ponctuels donc je le vis plutôt bien.

Panne injection

En revanche c'est un peu plus compliqué pour les sorties hors de la ville. On peut contourner le problème avec le covoiturage ou le train mais il faut voyager léger et se contraindre à des horaires d'aller et de retour. Et le soir c'est encore plus compliqué, j'aimerai sortir de la ville pour observer le ciel à la campagne mais avec le matériel d'astronomie à trimbaler c'est juste impossible.

L'autre aspect difficile c'est le ravitaillement. Même si j'habite pas loin d'un supermarché, faire les courses à pied n'est pas très agréable car on a vite fait de se retrouver à porter un sac très lourd sous un soleil de plomb. Et du coup il est hors de question d'aller acheter le moindre meuble à Ikea :/ Pour les courses j'ai opté pour un sac à roulettes, c'est pas très swag mais ça me facilite grandement la vie. Pour les meubles il reste l'autopartage que je n'ai jamais essayé mais dont les tarifs sont assez intéressants pour des besoins ponctuels (surtout que le carburant + stationnement sont inclus).

Je dois tout de même admettre qu'il y a des aspects positifs, par exemple à force de rouler à vélo je perds plus facilement du poids. Et puis les déplacements sont plus zen, pas d'embouteillages, pas de parking à payer, le vélo est l'un des derniers moyens de transports où on fout à peu près la paix fiscalement à l'usager.

Être privé de voiture est une expérience intéressante parce que cela remet en cause notre rapport aux transports. Mon point de vue de citadin est qu'on peut se passer de voiture pour le boulot mais pas pour les sorties, il faut faire une croix sur bon nombre d'activités. Et si j'habitais en campagne ce serait pire, car dans un pays où le boulot se trouve dans les grandes villes et où les services désertent les campagnes pour se centraliser, un véhicule est d'autant plus indispensable.

C'était une réflexion de comptoir.

Que penser de Vega ?

Rédigé par uTux Aucun commentaire

AMD RX Vega64 et RX Vega56 en test (Hardware.fr)

Vega c'est la nouvelle génération de cartes graphiques qui vient d'arriver chez AMD. L'objectif est de se remettre à niveau face à Nvidia qui domine en terme de performances et d'efficacité énergique depuis 15 mois (sortie des GPU Pascal en mai 2016). En effet les GPU Polaris (RX400 et RX500) constituent un rapport performances/prix intéressant pour les gamers et les mineurs mais ils sont loin derrière les GTX1070, 1080 et 1080Ti.

Et il se trouve que le résultat est... mitigé car même si l'objectif est atteint (Vega56 // GTX1070 et Vega64 // GTX1080) la GTX1080Ti reste toujours sans concurrence. Pire encore, Vega est un gouffre à énergie :

Dans les jeux cependant, la consommation ne se fait pas oublier, la RX Vega64 étant clairement aux limites de consommation. C'est tout de même 60% de consommation de plus qu'une GTX 1080 FE, et plus que la Ti.

Le ventilateur de type blower a également beaucoup de mal à évacuer toute cette chaleur :

Le blower utilisé par AMD est particulièrement bruyant avec un bruit de roulement très distinct. Les deux Vega sont à la même enseigne dans ce test, passé 70° le ventilateur du blower tournant effectivement à pleine puissance.

Alors oui c'est pas fameux :/ 15 mois de retard, gourmand et bruyant, quel intérêt reste-t-il à Vega ? Et bien pour sa défense, voici quelques points à considérer :

  • Nvidia a eu 15 mois pour peaufiner ses drivers, Vega débarque tout juste. Les mises à jour permettront de grappiller quelques %.
  • La carte est intéressante pour les possesseurs d'écran Freesync.
  • Phoronix mentionne l'excellent support des pilotes libres sur Linux, les déclarant même plus performants que les pilotes propriétaires.
  • Le test porte sur la carte de référence mais il faut s'attendre à voir débarquer des modèles personnalisés par les fabricants, avec un refroidissement plus efficace et plus silencieux.
  • AMD a une longueur d'avance dans le support de Vulkan et DirectX12 et mène le projet open-source GPUOpen, équivalent de GameWorks en libre (librairies permettant d'améliorer le rendu des jeux, par exemple le moteur physique).
  • Au moins Vega permet de concurrencer les GTX1070 et GTX1080 inégalées depuis 15 mois en terme de performances.

Mon ressenti personnel est un peu pessimiste. Ce n'est pas la première fois qu'AMD sort une carte graphique en retard et plus gourmande que Nvidia même si les performances sont à niveau. J'ai envie de dire que c'est le cas depuis 2014 avec les R290X puis les R9 Nano et Fury. L'histoire montre que les gamers préfèrent avoir un bon équilibre performances/consommation/silence. De plus, 15 mois d'avance c'est long et beaucoup (comme moi) ont déjà craqué pour une GTX1070 ou 1080. Après le coup de fraîcheur apporté par RyZen il est dommage de voir qu'AMD nous refait du AMD...

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