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Retour sur le Bryton Rider 450

Rédigé par uTux Aucun commentaire

Avant de commencer, deux points importants :

  1. Comme d'habitude, ce n'est pas un article sponsorisé. J'ai payé de ma poche ce petit gadget (€154,99) et je serais le plus honnête possible.
  2. J'ai utilisé cet appareil uniquement pour l'aspect cartographie donc je n'aborderais pas les fonctionnalités de statistiques ou le couplage avec des capteurs.
  3. Quand je parle de "cartographie", il s'agit de la capacité à charger des itinéraires au format GPX pour que l'appareil puisse les afficher sur la carte et me guider, il ne calcule pas lui-même les trajets.

J'ai pu tester cet appareil lors d'un voyage de 4 jours à vélo en 2020 et comme je le disais précédement je prépare mes itinéraires en amont pour ensuite les charger en GPX dans l'appareil.

Bryton Rider 450

Fixations

L'appareil est livré avec un socle à fixer sur le guidon à l'aide d'élastiques, adaptable à l'aide de 2 garnitures. Le Bryton Rider 450 vient ensuite se clipser dessus via 1/4 de tour. Non seulement il est solidement fixé mais en plus il se retire facilement, donc un très bon point.

Bryton fixé au guidon

Cartes, firmware, stockage

La mise à jour du firmware s'effectue avec un petit utilitaire à lancer depuis Windows ou Mac. Si vous êtes sous Linux, vous pouvez utiliser une machine virtuelle Windows avec l'USB en passthrough, c'est ce que j'ai fait et cela fonctionne plutôt bien.

La mise à jour des cartes s'effectue sans utilitaire, il faut les télécharger chez Bryton puis les copier en USB car l'appareil est reconnu comme une clé. De base il n'y a que ~700 MB de disponibles, heureusement il est possible de faire de la place en supprimant les cartes préchargées inutiles (par exemple les autres continents).

Le téléchargement des tracés GPX s'effectue lui aussi en USB.

Si on excepte la mise à jour du firmware, le Bryton Rider 450 est plutôt ami avec Linux et ne tente pas de nous casser les pieds avec une application ou un logiciel propriétaire, tout se fait en USB. Là aussi c'est un bon point.

Navigation, visibilité, Ergonomie

J'avais peur que l'écran soit trop petit (2,3 pouces) et que le fond de carte en noir et blanc soit illisible. Finalement ce combo fonctionne plutôt bien. S'il est certain qu'on a pas le confort de lisibilité d'un smartphone ou encore moins d'un PC, l'ensemble est correct pour le guidage et on distingue clairement le tracé à suivre et les différentes rues. Il arrive quand même que les cartes OSM ne soient pas tout à fait à jour, pour cela je recommande d'avoir un smartphone en secours (avec par exemple OSMandMaps et vos GPX).

S'il est possible de Zoomer sur la carte, en pratique on le fera rarement car cette opération est vraiment longue. On sent que l'appareil n'est pas une bête de compétition et il faut parfois attendre 20-30 secondes pour la mise à l'échelle. De la même manière il arrive que l'itinéraire disparaisse et revienne au bout de quelques secondes.

J'étais également inquiet du fait que l'écran ne soit pas tactile, mais cela se révèle finalement être un avantage. En effet l'utilisation de boutons en plastique ne pose pas de problèmes quand on a les doigts plein de sueur (en été), ou recouverts de gants (en hiver). Encore un aspect bien pensé.

Enfin je reprécise que le but de l'appareil n'est pas de calculer des itinéraires GPS.

Autonomie

C'est le point qui m'a fait choisir le Bryton Rider 450. En effet l'autonomie promise par le constructeur est de 32 heures, trop beau pour être vrai ? Verdict: ~13 heures (2 étapes et demi dans mon cas), sans Bluetooth, sans WiFi, sans capteur, sans rétro éclairage. On est très loin des 32 heures théoriques mais il faut tout de même signaler que l'appareil se recharge très vite, une petite demi-heure branché sur un powerbank est suffisante, cela compense un peu.

Conclusion

Dans l'ensemble je suis plutôt content du Bryton Rider 450, il fait bien le boulot que je lui demande (la navigation), il est plutôt ergonomique, il est linux friendly, et il est un fidèle compagnon quand je parts en voyage dans des endroits que je ne connais pas. Malheureusement il faut reconnaître que le constructeur est un peu trop optimiste sur l'autonomie batterie, voire malhonnête, c'est un point à prendre en compte si la batterie est votre critère déterminant.

Liens

J'ai réussi à commander une RTX 3070 FE

Rédigé par uTux Aucun commentaire

Si vous ne suivez pas l'actualité du hardware, sachez que fin 2020 / début 2021 il est extrêmement difficile d'acheter des cartes graphiques, il y a une grosse pénurie sur à peu près tous les modèles :

RTX3070
Les cartes AMD chez materiel.net

Ou encore :

RTX3070
Les cartes Nvidia chez materiel.net

La cause de cette pénurie généralisée est difficile à identifier, beaucoup d'explications sont avancées sans preuve donc je ne les relaierai pas ici, mais disons que la sortie concurrente des AMD / Nvidia / Xbox Series / PS5 provoque des problèmes d'approvisionnement sur certaines puces. Cette énorme demande a provoqué l'explosion des prix des rares modèles disponibles d'autant plus qu'un phénomène de spéculation s'est créé (des gens achètent en masse des cartes pour les revendre sur eBay à prix d'or).

Les seules cartes qui sont restées à un prix fixe et "raisonnable" sont les "Founder Edition" (modèles vendus directement par Nvidia ou AMD). Le hic c'est qu'elles sont elles aussi en rupture de stock et qu'à chaque réapprovisionnement tout s'évapore en 2 minutes chrono ! Nous sommes donc rendus dans une situation où il faut utiliser des services de notification en temps réel et avoir un PC à portée de main pour avoir un espoir de commander. Et c'est ce que j'ai utilisé.

Je dois remercier pour cela FE PartAlert (et ses notifications Push dans Telegram) pour m'avoir sauvé la mise. A 14h40 j'ai reçu une notification, j'ai commandé (avec plusieurs refresh car le site avait du mal), et à 14h52 tout était déjà épuisé. Ce réapprovisionnement du catalogue (ou "drop" pour les initiés) aura donc tenu 12 minutes, un record.

Au final j'ai donc réussi à commander une RTX 3070 FE au prix officiel Nvidia (€519) qui pourra remplacer ma vénérable GTX 1070 que je possède depuis maintenant 4 ans. J'étais aussi très intéressé par une AMD RX 6800, mais les drop sont encore plus rares.

RTX3070
Source : Techpowerup

Le marché des cartes graphiques est vraiment dans un état lamentable. Entre la pénurie, la spéculation et les tarifs applesques, il est de plus en plus tentant de regarder du côté des nouvelles consoles (Xbox Series / PS5) ou des offres gaming cloud qui sont beaucoup plus abordables. L'avenir nous dira si le gaming PC "pur" est en train de se limiter petit à petit à une élite (très) fortunée capable de claquer €1000 dans une carte graphique.

Dell Latitude 5500 BTX, UEFI, freeze au démarrage, lvfs, computrace

Rédigé par uTux 4 commentaires

Cet été, j'évoquais l'achat d'un Dell Latitude 5500 BTX sur lequel j'avais installé Debian Buster. Ce modèle fonctionne out-the-box sous Linux, est très silencieux et ne chauffe pas trop donc en apparence tout va bien, sauf que non car il était touché par un bug firmware très agaçant.

Freeze au démarrage

En effet, lorsque la batterie n'était pas pleine, on va dire à la louche une valeur < 80%, il était impossible de booter car le système freezait après l'initramfs, juste avant de devoir saisir le mot de passe LUKS. Il y avait alors deux solutions :

  • Ajouter acpi=off au grub, ce qui avons-le n'est pas viable puisque vous perdez toutes les touches spéciales, ne pouvez plus changer la luminosité, et n'avez plus l'indicateur de batterie.
  • Brancher le chargeur, au moins pour pouvoir démarrer l'ordinateur. Il peut ensuite être débranché, la machine fonctionnera parfaitement jusqu'à extinction.

Mise à jour UEFI

J'ai subit ce bug pendant de nombreux mois parce que j'utilisais principalement mon ordinateur chez moi et que je pouvais donc le brancher pour le démarrer. Mais un jour j'ai décidé de m'y pencher sérieusement et d'aller voir s'il y avait une mise à jour du firmware UEFI (bios) disponible chez DELL. Et en effet il y avait la version 1.9.1 disponible en téléchargement et marquée comme critique car elle corrige des failles de sécurité.

Après avoir téléchargé et mis le .exe sur une clé USB en FAT32, j'ai redémarré la machine et appuyé sur F12 afin d'accéder à la fonctionnalité "Flash Update". Celui-ci a correctement détecté mon fichier, m'a averti qu'il allait redémarrer plusieurs fois la machine, et... est resté freezé sur cet écran :

Stuck bios update

Un update de Bios qui plante c'est pas rassurant, j'ai donc attendu 1h avant d'éteindre de la machine, qui heureusement n'était pas bricked. J'ai retenté la mise à jour, avec le même résultat, il semble que le flashage ne démarre tout simplement pas. Changement de méthode.

LVFS / fwupdmgr

Après une petite recherche dans la documentation de DELL, je suis tombé sur LVFS. Si on m'avait dit un jour qu'il était possible, sous Linux, de mettre à jour un Bios avec une commande aussi simple qu'apt-get update je n'y aurais pas cru, et pourtant c'est ce que permet de faire LVFS et son implémentation fwupdmgr. La documentation d'Ubuntu est assez explicite :

  
fwupdmgr refresh
fwupdmgr get-updates
fwupdmgr update
  

En pré requis il faut tout de même autoriser dans le Bios/UEFI les updates par "capsules" du firmware UEFI sinon la procédure échouera. Pensez à les désactiver par la suite. En tous cas ça fonctionne bien car après avoir redémarré, le logo DELL m'a indiqué que la mise à jour était bien prise en compte suite à quoi je me suis bien retrouvé en 1.9.1.

Le bug est maintenant corrigé, la machine ne freeze plus au boot sur batterie. Ce DELL Latitude 5500 BTX est devenu quasi parfait pour Linux :)

Computrace

Petit (gros) bémol: depuis le passage du firmware UEFI en version 1.9.1, je note la présence d'une nouvelle option Absolute Computrace dans le Setup. En faisant une recherche sur Internet on comprend vite qu'il s'agit ni plus ni moins que d'un rootkit/backdoor installé avec la complicité de DELL qui officiellement sert à garder la main sur la machine en toutes circonstances, par exemple en cas de vol avec réinstallation de l'OS.

L'option est désactivable - de manière temporaire ou définitive - ce que j'ai fait. Je choisis de croire que ce n'est pas un bouton placebo et que la fonction est réellement éliminée même si je n'en ai aucune preuve. Il n'est pas certain que Computrace fonctionne sous Linux et il n'y a pas non plus de moyen de vérifier si un agent a été injecté. Par sécurité je prévois de formater mon SSD et réinstaller Debian.

Ordinosaure - Episode 1: Dallas, la pile impitoyable!

Rédigé par uTux 2 commentaires

Peu avant le confinement, j'ai récupéré un ordinosaure qui partait à la poubelle. C'était véritable aubaine pour moi et mon âme de collectionneur de vieux hardware. Il m'a tapé dans l’œil avec son connecteur DIN (pour le clavier) et son bouton turbo et je me suis dit que j'avais sûrement trouvé un des premiers Pentium. Avec un peu de chance peut-être y aurait-il aussi une carte Sound Blaster Pro / 16 en ISA. J'ai donc ramené le tout chez moi.

Ordinosaure
Il est bon pour la casse! - Luke Skywalker.

Je n'avais jamais entendu parler de la marque MIPS, et vu qu'il s'agit aussi du nom d'une architecture de processeur, il est très difficile de trouver des informations sur Google. En m'adressant à un groupe de passionnés sur Facebook, il semble que MIPS était une boutique de micro informatique nantaise. J'ai pu extraire les caractéristiques de la machine:

  • Carte mère au format Baby AT
  • Pentium 120 MHz
  • 24 MB de RAM
  • Carte VGA Cirrus Logic
  • Carte son ISA OPTi 82c929

La grande question que je me suis rapidement posé est de savoir s'il fonctionne encore car hormis l'état de sa façade il était en plus stocké en extérieur. Pour pouvoir le tester il me fallait un clavier avec un connecteur DIN, j'ai donc du commander un adaptateur sur Internet. En attendant qu'il arrive j'ai branché et allumé la machine pour constater que le POST s'affiche mais qu'il bloque sur un classique message "Keyboard error press F1 to RESUME", donc impossible d'aller plus loin.

Keyboard error
Le grand classic du clavier non détecté, press F1

Comme je m'en doutais, la pile du Bios est HS, mais à ce moment là je pensais que le seul impact serait la perte de l'heure et des paramètres du lorsque l'alimentation est débranchée, alors que c'était en fait beaucoup plus grave.

Après avoir reçu l'adaptateur DIN/PS2 (ce qui a pris deux bonnes semaines en raison du confinement), j'ai enfin pu passer ce message d'erreur en appuyant sur F1. Malheureusement la machine ne bootait toujours pas et demandait cette fois d'insérer une disquette. J'ai d'abord soupçonné que le disque dur soit HS mais en le branchant en USB dans un autre PC j'ai pu valider qu'il fonctionnait parfaitement. Ma seconde piste fut donc d'aller dans le Bios pour modifier les paramètres. Mais je me suis aperçu qu'il était impossible de les modifier car non persistant aux redémarrages. En parallèle à cela, j'avais un message "FDC error" (floppy disk controler) ce qui m'a rapidement amené à soupçonner que ces erreurs étaient dues à la pile CMOS, il allait donc falloir la changer. Le hic c'est que dans les années 90 on utilisait pas de pile bouton facile à remplacer, mais un des dispositifs suivants:

  • Soit une grosse pile infâme soudée sur la carte mère ayant tendance à couler et pourrir le reste des composants.
  • Soit un petit chip DALLAS soudé contenant l'horloge RTC, les paramètres du Bios et une pile.

Je digresse un peu mais on avait donc dans un cas une pile soudée qui finit par couler et détruire la carte mère, et dans l'autre cas une pile soudée impossible à changer. L'informatique ce n'était donc pas mieux avant.

A la lecture du titre de cet article vous aurez compris que je suis dans le second cas, j'ai ce petit chip RTC DALLAS que je vais nommer "pile DALLAS" pour plus de facilité.

Dallas RTC
Le petit composant de l'enfer.

Ma première piste fut donc de prendre la référence et d'acheter une pile de rechange sur eBay. J'en ai commandé deux en état "neuf" dont une seule est arrivée. J'ai passé beaucoup de temps à dessouder la pile existante car mon fer de 25W n'était pas assez chaud pour travailler dans de bonnes conditions (et impossible d'en changer car les magasins de bricolage étaient fermés). Après avoir réussi à l'extraire, j'ai soudé la pile "neuve" d'eBay à la place pour constater que rien ne changeait, le système indiquait toujours qu'elle était HS et refusait de booter. En fait il semble que la pile est bien "neuve" mais issue d'un stock de l'époque, donc totalement épuisée. Les joies d'eBay.

Ma seconde piste fut donc de "modder" la pile DALLAS. En effet je ne suis pas le premier à avoir ce problème et beaucoup de bricoleurs ont remarqué qu'il suffit de scier/limer le chip pour accéder aux bornes de polarité de la pile. A partir de là il est possible d'y souder une pile externe. On trouve de nombreux tutoriels à ce sujet. N'ayant ni Dremel ni scie, j'ai utilisé une simple lime et finalement le mod fut assez simple à réaliser.

Dallas modded
La pile moddée remise en place.

Après avoir réalisé le mod (avec une pile bouton CR2032) et soudé le tout sur la carte mère, le message CMOS Battery n’apparaît plus et la machine a booté... sur Windows 95 ! Et que dire à part que c'est un grand retour en arrière, la dernière fois que j'ai utilisé ce système d'exploitation c'était probablement au collège, fin 90 début 2000. Pour corser le tout j'ai tout fait au clavier car je n'ai pas de souris à brancher sur un port série. Au risque de faire mon vieux con, je suis toujours étonné qu'on arrive à faire tourner un OS graphique complet avec seulement 24 Mo de mémoire vive, de manière plutôt correcte. Linux, Android, iOS et Windows devraient s'en inspirer! Point.

Windows 95 au boot
Ça rappelle des souvenirs n'est-ce pas ?

Ce projet ayant duré plusieurs mois, je dois dire que je suis satisfait d'avoir réussi à faire démarrer la machine. L'état de Windows 95 semble indiquer qu'il a été utilisé jusqu'en 1999 et je ne peux que supposer que le PC a ensuite dormi dans un grenier pendant 21 ans avant d'entre envoyé à la poubelle et de finir entre mes mains.

Le Pentium
Le CPU.

La prochaine étape est de remplacer le disque dur par une carte compact Flash et y installer MSDOS 6.22 pour en faire une machine de retro gaming. A bientôt pour de nouvelles aventures dans le monde des années 90!

pfSense, OPNsense, Endian, RouterOS

Rédigé par uTux 3 commentaires

J'utilise depuis quelques années un routeur ASUS RT-AC66U branché sur la freebox en bridge, principalement pour avoir du WiFi en 5GHz (le 2,4 étant saturé chez moi) mais aussi pour des fonctionnalités qui n'existaient pas quand je me suis abonné, par exemple le pare-feu et les dns ipv6. Ce montage fonctionne plutôt bien mais le routeur arrive aujourd'hui à ses limites :

  • Problèmes de performances avec OpenVPN (client et serveur) probablement à cause du CPU faiblard (MIPS 600 MHz). Les débits ne dépassent pas 1 Mbps.
  • Le firmware alternatif ASUS Merlin que j'utilisais a abandonné le support du RT-AC66U. J'ai du rebasculer sur le firmware ASUS officiel, toujours maintenu mais avec beaucoup moins de fonctionnalités.
Asus RT AC66U

J'envisage donc de changer de routeur et de mettre à niveau ma stack réseau avec au passage un ou plusieurs switches supportant les VLANs. J'ai envisagé plusieurs pistes :

  • Partir sur un routeur Mikrotik, car j'ai déjà travaillé avec ce matériel et j'adore RouterOS. De plus les prix sont très raisonnables.
  • Acheter un Linksys WRT (les gros routeurs bleus) car ces modèles ont l'air d'avoir une grosse communauté et énormément de firmwares alternatifs toujours maintenus.
  • Miser sur un APU Alix + pfSense / OPNsense. L'intérêt du x86 est que quasiment tous les OS fonctionnent dessus en natif.

Le routeur Linksys WRT a été rapidement éliminé car je prends le risque de retomber dans la même situation qu'avec le RT-AC66U, à savoir les firmwares communautaires qui ne sont plus maintenus ou trop limités.

J'ai été très tenté par un routeur Mikrotik malheureusement le support d'OpenVPN est extrêmement sommaire et ne correspond pas à mon besoin. Il est possible d'utiliser de l'IPsec (en IKEv2) mais pour une raison que j'ignore le flux ne passe pas à travers ma Freebox.

L'achat d'un APU Alix en x86 s'impose donc. Pour rappel, il s'agit d'un des nombreux modèles de SBC (Single Board Computer) au format mini-ITX construit par PC Engines. Grands fans de CPU AMD à basse consommation et de multiples interfaces réseau, ils sont très prisés pour faire des routeurs. En prime l'architecture x86-64 permet de faire tourner quasiment n'importe quel OS: Windows, Linux, FreeBSD, OpenBSD... ce qui donne au final un petit serveur mieux qu'un Raspberry Pi, même si le prix est bien plus élevé. L'inconvénient des APU Alix est qu'ils ne sont pas vendus dans la plupart des boutiques françaises, il faut donc aller chercher sur Amazon, eBay, Varia Store, ou d'autres revendeurs.

Alix APU 4d4

Pas de Wifi sur ce modèle, je vais devoir brancher mon Asus RT-AC66U configuré en mode point d'accès. En fait il est possible d'avoir du wifi directement sur le routeur Alix, mais c'est plus compliqué quand on veut du double bande 2,4 et 5 GHz car il faut deux cartes.

Reste à choisir l'OS qui sera installé pour faire office de routeur. Pour cela j'ai testé dans des machines virtuelles pfSense, OPNsense et Endian. Voici les résultats de ce POC :

  • Endian a une interface web trop limitée qui n'a quasiment pas évolué au cours des dernières années et ne permet pas de gérer un serveur OpenVPN, il faut passer par la CLI. J'ai donc abandonné assez rapidement cette solution.
  • OPNsense n'a pas été facile à prendre en main, l'interface moderne n'est pas très intuitive mais au final j'ai pu faire tout ce que je voulais. Malheureusement ma première mise à jour s'est faite dans la douleur, et lors de la seconde j'ai perdu la fonctionnalité de serveur DHCP. J'ai aussi de gros problèmes de lenteurs de l'interface avec Linux + Firefox ESR alors qu'avec Chrome pas de problèmes. Je n'ai donc pas un bon retour d'expérience concernant la fiabilité du produit.
  • pfSense est donc le gagnant par élimination. L'interface est différente d'OPNsense mais les fonctionnalités et la logique sont les mêmes. Le système de mises à jour est différent puisqu'il ne fonctionne pas par parquets mais au niveau de l'image dans son ensemble.

Il faut maintenant que je prenne le temps de configurer tout ça.

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