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Aperçu de la KFA2 GeForce GTX 1070 EX

Rédigé par uTux 3 commentaires

Je suis un sysadmin Linux grincheux mais également un gamer, j'ai donc un PC relativement costaud sur lequel je fais tourner mes jeux favoris. J'ai sauté il y a peu sur une GTX1070 soldée à 399€, alors que le tarif normal va de 450 à 650€ selon les constructeurs.

KFA2 est une marque relativement discrète qui vise le rapport qualité/prix, pas de bundle, pas de suite logicielle pour l'overclocking, pas de grosse campagne marketing, mais des cartes graphiques à tarif agressif sans pour autant rogner sur la qualité.

Dans la boite on a donc 2 adaptateurs d'alimentation molex vers PCI-Express ainsi qu'un CD de drivers - tous inutiles pour les gamers - ainsi que la carte elle-même qui dispose d'un radiateur maison et d'une backplate, c'est à dire que le dessous de son PCB n'est pas à nu mais recouvert d'une sorte de coque métallique censée participer à la dissipation de la chaleur et qui améliore aussi l'aspect esthétique.

Une fois installée dans le PC et mise en route, on constate que les ventilateurs émettent une sorte de lumière rouge un peu sale dont on se serait bien passé, ainsi qu'un logo lumineux "GEFORCE GTX" sur le côté. La ventilation est en revanche impeccable car quasi inaudible.

Du côté des performances, en passant d'une GTX970 à une GTX1070 j'obtiens un gain de 54% sur 3DMark11/GPU et 64% sur 3DMark Time Spy/GPU. Dans les jeux je note une fluidification de Dishonored 2 en ultra (c'est d'ailleurs pour ce jeu que j'ai changé de carte) en revanche peu de changements sur mes autres jeux favoris (TW3, DOOM, Fallout4, KSP...) pour lesquels la 970 était déjà suffisante.

La question que tout le monde se pose : cette carte a-t-elle du Coil Whine ? Et bien oui et non, disons qu'il y en a mais il est suffisamment discret pour ne pas s'entendre une fois le boîtier fermé. Rappelons aussi que c'est la loterie, vous pouvez tomber sur une carte où le bruit sera plus ou moins audible.

Est-ce que je vous recommande cette carte ? Oui, à condition d'en avoir l'utilité. En effet il faut savoir que pour du gaming en 1920X1080, ultra, vous pouvez vous contenter d'une RX480 de chez AMD ou une GTX1060 de chez Nvidia, trouvables à des tarifs bien plus abordables. D'autre part si vous n'êtes pas pressé sachez qu'AMD va sortir cet été ses nouveaux GPU Vega, ça peut valoir le coup d'attendre ;) .

Seal of approval

OpenJK : Jedi Outcast et Jedi Academy sous Linux, Windows et OSX

Rédigé par uTux 2 commentaires

J'ai énormément joué à Jedi Outcast et Jedi Academy, la nervosité du moteur de Quake III rend les combats au sabre très souples et dynamiques, un pur plaisir. Et puis il faut dire que la qualité de la narration est au rendez-vous, l'univers de Star Wars est parfaitement respecté, on retrouve les musiques des films et les histoires sont assez bien ficelées (Jedi Outcast est à mon sens un meilleur Épisode 7 que l'Épisode 7 lui même !). Et puis il y a le mode multi-joueurs de Jedi Academy, encore fréquenté aujourd'hui et qui continue à faire vivre le jeu 13 ans après sa sortie.

En 2013 le code source de Jedi Academy et Jedi Outcast a été libéré, ouvrant la porte à OpenJK, un fork qui permet de jouer au jeu sous Linux, OSX, mais aussi Windows, à condition de posséder les fichiers du jeu original (un peu comme Doom et ses WADs).

Les instructions sont dans le README, le principe est de récupérer le dernier build correspondant à votre système (linux-64 par exemple) puis le décompresser dans le répertoire GameData/ du jeu original (que vous devez posséder). Pour Ubuntu vous devez ensuite installer le paquet libsdl2-2.0-0 afin de pouvoir lancer le jeu (openjk_sp.x86_64).

Jedi Academy jeu en fenêtré

Et ça fonctionne plutôt bien, même s'il faut vous attendre à des bandes noires sur le côté car le jeu ne supporte pas le 16:9, ainsi que quelques bugs ou crashes occasionnels. Le jeu étant peu gourmand, il s'adapte bien à du gaming Linux même sur du Intel HD Graphics.

TW3 - Blood and wine, l'orgasme

Rédigé par uTux 1 commentaire

J'ai eu brièvement l'occasion de parler de The Witcher 3 que je considère comme le meilleur jeu de la décennie. Pourquoi ? Parce que contrairement à la majorité des jeux AAA qui sont des clones sans saveur modelés selon les études de marketing, ce jeu place la barre très haut. Il est beau, il est grand, il est rempli de quêtes passionnantes, de personnages hauts en couleur, sans compter le lore (puisqu'il s'agit du troisième volet d'une saga tirée de romans fantasy). De plus le jeu a cette capacité à nous surprendre avec ses quêtes imprévisibles remplies de drama, de rebondissements ou humour. Jouer à The Witcher 3 c'est comme ouvrir un bouquin de 1000 pages et se plonger dedans au point de ne plus avoir envie d'arrêter de lire.

Blood and wine c'est la seconde et dernière extension que je viens de terminer, et en ce qui me concerne j'ai adoré, c'est l'orgasme. Notez que je parle d'extension et pas de DLC puisque pour 20€ on a droit a une bonne trentaine d'heures de contenu, une nouvelle zone, de nouvelles quêtes, de l'équipement haut-niveau, et une bande son sublime.

On nous plonge dans la contrée de Toussaint, inspirée de l'Italie avec son climat méditerranéen, ses chevaliers errants, son art et ses parcelles de vignes. Un peu comme Orlais (Dragon Age) mais en mieux. Le contraste avec le jeu de base est saisissant puisqu'on a des terres lumineuses et non ravagées par la guerre ce qui nous fait oublier l'ambiance crasseuse / moyen-âge / chasse aux sorcières au profil de l'immersion dans un monde florissant.

La quête principale mettra en scène une "bête" et des créatures anciennes dont les motivations seront à déterminer, sur un fond de conspiration. Les nombreuses quêtes secondaires vous feront participer à un tournoi, lever des malédictions, poser comme modèle pour une peinture, bref encore une fois des surprises que je vais éviter de spoiler.

Le test de The Witcher 3 : Blood and Wine sur JVC

Avec plusieurs fins possibles allant du bad ending au happy ending, je dis oui. The Witcher 3 : Blood and wine se voit attribué mon seal of approval.

approval

DOOM : à chaud, encore, j'ai presque joui

Rédigé par uTux 2 commentaires

Bon bon, j'ai déjà écrit un article sur Doom, mais je n'avais joué que quelques heures et trouvais que même si le jeu était bon, on se lassait finalement assez vite.

Mais là, j'ai avancé, j'ai trouvé des armes cheatées, j'ai affronté des ennemis beaucoup plus gros, et j'ai pris mon pied. Ramasser en enfer un power-up de berserk pour aller à mains nues arracher le cœur d'un monstre, lui faire bouffer, le tout avec du métal a fond dans les oreilles m'a presque fait jouir, je ne m'étais pas autant amusé sur un jeu - surtout un FPS - depuis 10 ans au moins. Absurdité du gore ? Oui, complètement, c'est très kitsch mais c'est ça qui est bon.

orgasme

Les FPS modernes sont finalement tous les mêmes, l'histoire et les personnages changent mais le gameplay est le même, comme si on installait un pack de base comprenant les mécaniques classiques : on ne peut porter que deux armes, on avance lentement, on regarde des cinématiques, on appuie sur des touches comme un crétin pour les QTE, on suit des couloirs, blablabla. Ce nouveau Doom casse ces codes en reprenant tout d'abord l'aspect old school des FPS (rapide, pas de limite d'arme) mais en les caricaturant à fond pour rendre le jeu amusant. Porter à bout de bras un minigun de 100 kilos pour arroser un ennemi, puis faire un double saut pour aller l'achever en lui arrachant un membre pour le frapper avec ? Totalement irréaliste et débile, mais incroyablement fun, et c'est pour ça que c'est bien.

Doom c'est brutal, comme le 49-3, c'est complètement badass, c'est métal, c'est frais, c'est rapide, c'est défoulant.

DOOM : à chaud

Rédigé par uTux 3 commentaires

Bon voilà je n'ai pas pu résister, tellement de hype autour de ce jeu que je l'ai acheté. Après 49Go de téléchargement (~30min parce que Free et Steam le voulaient bien) j'ai pu m'y frotter.

Dès le début du jeu on nous plonge directement dans le bain : nous ne sommes pas la proie (comme dans Doom 3) mais une machine à distribuer des patates dans la bouche des aliens et zombies qui se mettent sur notre chemin. Le jeu va vite, très vite et la meilleure tactique est de strafer, tirer, patater. Et c'est très gore. La première comparaison qui me vient à l'esprit est Serious Sam ou Painkiller + Brutal Doom. Le système de Glory Kill (exécutions spectaculaires au corps à corps) permet de récupérer de la vie et des munitions, c'est donc un ajout intéressant et pas un simple gadget, idem pour l'emblématique tronçonneuse.

C'est super joli et pas si gourmand au niveau des graphismes, par contre je n'apprécie que moyennement la musique, on nous avait dit que ce serait du métal, or cela ressemble à un mélange de métal et de dubstep, c'est un peu surprenant mais ça colle assez à l'aspect bourrin du jeu. C'est visuellement gore, mais du gore à l'ancienne avec les missiles qui font exploser les ennemis en petit morceaux, néanmoins le jeu n'est donc pas à mettre entre toutes les mains.

Alors DOOM est-il bon ? Oui si vous aimez les FPS old school avec des item vert brillant qui flottent, les portes qui se ferment tant que vous n'avez pas tué tout le monde, et les minutes passées à chercher la carte jaune pour pouvoir avancer. En fait quand je regarde DOOM je me dis que c'est exactement ce que Duke Nukem Forever aurait du être. Par contre si vous aimez les jeux qui vous racontent une histoire, passez votre chemin.

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