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OpenJK : Jedi Outcast et Jedi Academy sous Linux, Windows et OSX

Rédigé par uTux 2 commentaires

J'ai énormément joué à Jedi Outcast et Jedi Academy, la nervosité du moteur de Quake III rend les combats au sabre très souples et dynamiques, un pur plaisir. Et puis il faut dire que la qualité de la narration est au rendez-vous, l'univers de Star Wars est parfaitement respecté, on retrouve les musiques des films et les histoires sont assez bien ficelées (Jedi Outcast est à mon sens un meilleur Épisode 7 que l'Épisode 7 lui même !). Et puis il y a le mode multi-joueurs de Jedi Academy, encore fréquenté aujourd'hui et qui continue à faire vivre le jeu 13 ans après sa sortie.

En 2013 le code source de Jedi Academy et Jedi Outcast a été libéré, ouvrant la porte à OpenJK, un fork qui permet de jouer au jeu sous Linux, OSX, mais aussi Windows, à condition de posséder les fichiers du jeu original (un peu comme Doom et ses WADs).

Les instructions sont dans le README, le principe est de récupérer le dernier build correspondant à votre système (linux-64 par exemple) puis le décompresser dans le répertoire GameData/ du jeu original (que vous devez posséder). Pour Ubuntu vous devez ensuite installer le paquet libsdl2-2.0-0 afin de pouvoir lancer le jeu (openjk_sp.x86_64).

Jedi Academy jeu en fenêtré

Et ça fonctionne plutôt bien, même s'il faut vous attendre à des bandes noires sur le côté car le jeu ne supporte pas le 16:9, ainsi que quelques bugs ou crashes occasionnels. Le jeu étant peu gourmand, il s'adapte bien à du gaming Linux même sur du Intel HD Graphics.

TW3 - Blood and wine, l'orgasme

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J'ai eu brièvement l'occasion de parler de The Witcher 3 que je considère comme le meilleur jeu de la décennie. Pourquoi ? Parce que contrairement à la majorité des jeux AAA qui sont des clones sans saveur modelés selon les études de marketing, ce jeu place la barre très haut. Il est beau, il est grand, il est rempli de quêtes passionnantes, de personnages hauts en couleur, sans compter le lore (puisqu'il s'agit du troisième volet d'une saga tirée de romans fantasy). De plus le jeu a cette capacité à nous surprendre avec ses quêtes imprévisibles remplies de drama, de rebondissements ou humour. Jouer à The Witcher 3 c'est comme ouvrir un bouquin de 1000 pages et se plonger dedans au point de ne plus avoir envie d'arrêter de lire.

Blood and wine c'est la seconde et dernière extension que je viens de terminer, et en ce qui me concerne j'ai adoré, c'est l'orgasme. Notez que je parle d'extension et pas de DLC puisque pour 20€ on a droit a une bonne trentaine d'heures de contenu, une nouvelle zone, de nouvelles quêtes, de l'équipement haut-niveau, et une bande son sublime.

On nous plonge dans la contrée de Toussaint, inspirée de l'Italie avec son climat méditerranéen, ses chevaliers errants, son art et ses parcelles de vignes. Un peu comme Orlais (Dragon Age) mais en mieux. Le contraste avec le jeu de base est saisissant puisqu'on a des terres lumineuses et non ravagées par la guerre ce qui nous fait oublier l'ambiance crasseuse / moyen-âge / chasse aux sorcières au profil de l'immersion dans un monde florissant.

La quête principale mettra en scène une "bête" et des créatures anciennes dont les motivations seront à déterminer, sur un fond de conspiration. Les nombreuses quêtes secondaires vous feront participer à un tournoi, lever des malédictions, poser comme modèle pour une peinture, bref encore une fois des surprises que je vais éviter de spoiler.

Le test de The Witcher 3 : Blood and Wine sur JVC

Avec plusieurs fins possibles allant du bad ending au happy ending, je dis oui. The Witcher 3 : Blood and wine se voit attribué mon seal of approval.

approval

DOOM : à chaud, encore, j'ai presque joui

Rédigé par uTux 2 commentaires

Bon bon, j'ai déjà écrit un article sur Doom, mais je n'avais joué que quelques heures et trouvais que même si le jeu était bon, on se lassait finalement assez vite.

Mais là, j'ai avancé, j'ai trouvé des armes cheatées, j'ai affronté des ennemis beaucoup plus gros, et j'ai pris mon pied. Ramasser en enfer un power-up de berserk pour aller à mains nues arracher le cœur d'un monstre, lui faire bouffer, le tout avec du métal a fond dans les oreilles m'a presque fait jouir, je ne m'étais pas autant amusé sur un jeu - surtout un FPS - depuis 10 ans au moins. Absurdité du gore ? Oui, complètement, c'est très kitsch mais c'est ça qui est bon.

orgasme

Les FPS modernes sont finalement tous les mêmes, l'histoire et les personnages changent mais le gameplay est le même, comme si on installait un pack de base comprenant les mécaniques classiques : on ne peut porter que deux armes, on avance lentement, on regarde des cinématiques, on appuie sur des touches comme un crétin pour les QTE, on suit des couloirs, blablabla. Ce nouveau Doom casse ces codes en reprenant tout d'abord l'aspect old school des FPS (rapide, pas de limite d'arme) mais en les caricaturant à fond pour rendre le jeu amusant. Porter à bout de bras un minigun de 100 kilos pour arroser un ennemi, puis faire un double saut pour aller l'achever en lui arrachant un membre pour le frapper avec ? Totalement irréaliste et débile, mais incroyablement fun, et c'est pour ça que c'est bien.

Doom c'est brutal, comme le 49-3, c'est complètement badass, c'est métal, c'est frais, c'est rapide, c'est défoulant.

DOOM : à chaud

Rédigé par uTux 3 commentaires

Bon voilà je n'ai pas pu résister, tellement de hype autour de ce jeu que je l'ai acheté. Après 49Go de téléchargement (~30min parce que Free et Steam le voulaient bien) j'ai pu m'y frotter.

Dès le début du jeu on nous plonge directement dans le bain : nous ne sommes pas la proie (comme dans Doom 3) mais une machine à distribuer des patates dans la bouche des aliens et zombies qui se mettent sur notre chemin. Le jeu va vite, très vite et la meilleure tactique est de strafer, tirer, patater. Et c'est très gore. La première comparaison qui me vient à l'esprit est Serious Sam ou Painkiller + Brutal Doom. Le système de Glory Kill (exécutions spectaculaires au corps à corps) permet de récupérer de la vie et des munitions, c'est donc un ajout intéressant et pas un simple gadget, idem pour l'emblématique tronçonneuse.

C'est super joli et pas si gourmand au niveau des graphismes, par contre je n'apprécie que moyennement la musique, on nous avait dit que ce serait du métal, or cela ressemble à un mélange de métal et de dubstep, c'est un peu surprenant mais ça colle assez à l'aspect bourrin du jeu. C'est visuellement gore, mais du gore à l'ancienne avec les missiles qui font exploser les ennemis en petit morceaux, néanmoins le jeu n'est donc pas à mettre entre toutes les mains.

Alors DOOM est-il bon ? Oui si vous aimez les FPS old school avec des item vert brillant qui flottent, les portes qui se ferment tant que vous n'avez pas tué tout le monde, et les minutes passées à chercher la carte jaune pour pouvoir avancer. En fait quand je regarde DOOM je me dis que c'est exactement ce que Duke Nukem Forever aurait du être. Par contre si vous aimez les jeux qui vous racontent une histoire, passez votre chemin.

Les jeux vidéo sont-ils trop longs ?

Rédigé par uTux 7 commentaires

C'est après avoir visionné la chronique Merci Dorian! - La durée de vie (des jeux vidéo) courant 2015 que j'ai eu envie de parler de ce sujet. J'étais au début assez surpris car on a longtemps reproché aux jeux vidéo d'être trop courts. De plus quand un jeu est bon, c'est toujours bien d'en avoir un peu plus non ? Pas toujours.

La durée de vie, un argument marketing

Tout d'abord il faut savoir que la durée de vie est devenue un argument marketing pour les éditeurs de jeux vidéo. Afin de pouvoir afficher fièrement sur la boite "plus de 200 heures de jeu dans un openworld !" beaucoup meublent au maximum leur contenu de manière artificielle. Dans sa vidéo, Dorian cite la collecte d'objets inutiles et c'est complètement vrai. Le premier exemple qui me vient en tête, c'est Dragon Age Inquisition. Il m'a fallu 100h pour finir le jeu, mais quel ennui... la quête principale est passionnante mais elle tient en une dizaine d'heures, et les 90 autres sont meublées par des quêtes non scénarisées qui consistent à se rendre à pied à l'autre bout de la carte (de la randonnée !) pour aller tuer des mob et ramasser un certain nombre d'objets, les bonnes vieilles quêtes fedex comme on dit.

Il y a heureusement de nombreux jeux dont la durée de vie n'est pas artificielle. Je suis par exemple un très grand fan de Kerbal Space Program, un bac à sable exigeant capable de nous tenir des centaines d'heures alors qu'il n'y a aucun scenario ni aucun objectif, juste une courbe de progression bien étudiée. Et je ne parlerai même pas du très célèbre Minecraft qui lui non plus n'a pas de scenario et aussi une durée de vie illimitée.

90% des joueurs ne voient pas la fin

Autre argument choc cité dans la vidéo, bien que pas officiellement sourcé : seul 10% des joueurs termineraient leurs jeux. On comprend alors le malaise qu'il peut y avoir chez les éditeurs, pourquoi investir dans des jeux longs alors qu'une très grande part des joueurs se contente d'un jeu court ? Je suis très surpris de ce chiffre. Un jeu vidéo c'est comme un film, s'il est bon, pourquoi ne pas le terminer ? D'autant que l'immense majorité ne nécessite qu'une dizaine d'heures ce qui ne représente qu'un ou deux week-end ou quelques soirées. En cherchant un peu, j'entrevois les explications suivantes :

  • Le phénomène a toujours existé mais n'était pas mesurable avant qu'on invente Steam, uPlay et Origin. Nous sommes nombreux à avoir joué à Doom dans les années 90, et pourtant je suis persuadé que très peu d'entre nous l'ont fini. Et quid de tous ces jeux NES aujourd'hui célèbres dans les émissions de retrogaming, réputés pour leur difficulté les rendant impossibles à terminer ?
  • Les joueurs vieillissent et ont beaucoup moins le temps de jouer. Ils sont remplacés par la nouvelle génération, mais peut-être que leurs attentes sont différentes ? Le multijoueur semble être très (trop) important.
  • Les soldes Steam cassent les prix au point que beaucoup achètent des jeux en masse et n'y jouent que quelques heures avant de passer au suivant.
  • Les jeux ne sont pas tous bons ? Par exemple j'ai acheté Tomb Raider (2013) et je n'ai jamais tenu plus d'une heure en raison de la médiocrité du gameplay.

En ce qui me concerne, j'achète peu de jeux, mais je choisis bien. Ainsi lorsque je vois un jeu soldé sur Steam, je ne saute pas dessus mais me pose les questions suivantes : Est-il bon ? Est-ce qu'il va me plaire ? Est-ce que je vais avoir le courage d'y jouer ? C'est ainsi que je me retrouve à n'acheter que 2-3 jeux par an, mais des bons, que je prends le temps de terminer (sauf Tomb Raider 2013, rien n'est parfait). En 2015 j'ai passé 150 heures sur Kerbal Space Program, 130 heures sur The Witcher 3 (deux jeux que je vous recommande fortement d'ailleurs) et 100 heures sur Fallout 4 (c'est un mauvais exemple car le contenu est plutôt meublé, en revanche il vaut le coup si vous avez aimé Skyrim).

Conclusion

La qualité d'un jeu vidéo n'est pas liée à sa durée de vie, et les tentatives de meublage de contenu dans les grosses licences sont plus nuisibles que bénéfiques. Il faut trouver un équilibre entre la durée de vie et l'intensité et je pense que les 10 heures (le standard actuel) s'en approchent, surtout vis à vis des tarifs (50 à 70€).

Baisser la durée de vie au nom des statistiques marketing réduirait encore la qualité globale des jeux vidéos alors que nous sommes dans une situation où les joueurs n'ont déjà plus confiance dans les éditeurs ni les journalistes et déplorent la multiplication des moyens artificiels pour augmenter la rentabilité des jeux.

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