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HTTP 200 GET /

Monter ses partages à la demande avec Autofs

Rédigé par uTux 2 commentaires

Je me connecte régulièrement avec mon laptop à des partages Samba/CIFS de mon NAS. Pour cela j'utilise la commande suivante à chaque démarrage:

$ sudo mount -t cifs //192.168.1.1/partage /mnt/partage/ -o user=utux,vers=3.0

J'aimerai que ce soit automatique. Le problème est que je ne peux pas utiliser le /etc/fstab car au moment où il est exécuté le réseau n'est pas prêt (wifi ou client openvpn). Il existe bien l'option _netdev mais elle n'a jamais fonctionné pour moi. Ce cas d'usage montre bien les limites des montages Linux qui ne sont pas adaptés à la mobilité et aux environnements dynamiques.

Bonne nouvelle, il existe une alternative: autofs qui s'appuie sur automount. Contrairement à mount, il connecte le partage lorsqu'on y accède (et pas au démarrage) et le déconnecte si on ne l'utilise pas. Il a aussi de nombreuses autres fonctionnalités:

  • Un système de templates utile quand on a de nombreux partages.
  • Support de plusieurs protocoles (cifs, nfs, raw...).
  • Auto-découverte des partages.
  • Consommation de ressources moindre (déconnecte les partages non utilisés)
  • Meilleure tolérance aux coupures réseau.

Installation sous Debian / Ubuntu:

$ sudo apt install autofs

Créer/éditer le /etc/auto.master:

/mnt	/etc/auto.nas --timeout 300 --browse

Créer/éditer le /etc/auto.nas:

partage -fstype=cifs,credentials=/home/utux/.autofs_creds,user=utux,vers=3.0 ://192.168.1.1/partage

Créer le fichier /home/utux/.autofs_creds:

username=utux
password=secret

Mettre le /home/utux/.autofs_creds en chmod 0600:

$ chmod 0600 /home/utux/.autofs_creds

Mettre le /etc/auto.nas en chmod 0644

$ sudo chmod 0644 /etc/auto.nas

Démarrer le service:

$ sudo systemctl start autofs

Tester:

$ ls /mnt/partage

Si cela ne fonctionne pas:

$ sudo systemctl stop autofs
$ sudo automount -f –v

Notez que cela ne fonctionnera pas si le /etc/auto.nas est exécutable:

$ sudo chmod -x /etc/auto.nas

Autofs est génial et solutionne mes problèmes de montage de partages en mobilité.

Gitlab, bien mais gourmand

Rédigé par uTux 10 commentaires

J'adore gitlab, alternative libre à github installable chez soi ou utilisable en tant que service. Il a énormément de fonctionnalités: gestion du https avec letsencrypt, embarque sa BDD Postgresql, du CI avec des runnners, des issues, un registry Docker, et même de la métrologie... le tout avec une interface graphique intuitive et bien léchée.

Le problème de gitlab, c'est qu'il est monolithique et gourmand. Trop gourmand. J'ai installé une instance de gitlab-ce sur un serveur équipé de 2G de RAM, et au bout de quelques jours des erreurs 502 sont apparues. En me connectant sur le serveur j'ai constaté qu'il était quasi saturé: 1,7G ! Et en effet, après avoir consulté la page des requirements, j'a rapidement compris. Le minimum du minimum, c'est 4G de RAM + 4G de swap! Et la recommandation est de 8G!

Pour un usage perso, il est quand même ennuyeux de devoir louer un VPS à 8G de RAM, c'est pas donné, on tape dans la dizaine d'euros par mois voire plus. J'ai essayé quelques optimisations, comme diminuer le nombre de workers, le cache Postgresql, la métrologie... et après un redémarrage je suis à 1,5G de RAM.

Memoire Gitlab

Moui, ce n'est pas une franche réussite. Au moindre pic de consommation le serveur va ookill des processus. Gitlab est cool mais c'est un peu une usine à gaz en terme de ressources.

Même si je suis toujours fan de Gitlab et le recommande pour les entreprises et les organisations, je vais me mettre en recherche d'une alternative plus propice aux usages persos.

Vscode

Rédigé par uTux 1 commentaire

Depuis la publication de ce billet, vscode est à la mode. Et pourtant il y a de quoi grincer des dents, on pense immédiatement à Visual Studio et à Microsoft, s'agit-il d'une usine à gaz propriétaire qui sert à pondre du code pour IE6? Pas du tout.

vscode n'est pas Visual Studio, c'est un éditeur de texte avancé plutôt léger, sous licence libre (Expat), avec pas mal de plugins pour les différents langages. Et oui il s'agit de Microsoft, mais comme beaucoup j'ai passé l'âge de jouer à l'intégriste, et on peut dire qu'ils font des efforts depuis quelques années. En ce qui me concerne j'ai toujours codé avec vim, mon premier contact avec vscode fut donc un premier contact avec ce genre d'éditeur de texte. Et pour le moment je me prends au jeu, j'utilise vscode, c'est vraiment pas mal.

Vscode

J'aime la possibilité de visionner mon arborescence, travailler sur un fichier tout en ayant un terminal à disposition (par exemple pour tester des playbook Ansible). Il y a un léger temps d'adaptation pour apprendre les raccourcis (ctrl+s), mais ça reste plus facile que vim :) Je n'ai pas réussi à configurer l'utilisation d'un proxy http (oui, ça existe encore dans certaines entreprises...) ce qui m'a obligé à passer par proxychains.

Je n'aime pas l'autocomplétion, par exemple quand je veux ajouter un <strong> devant un mot, il ajoute automatiquement le </strong> mais pas au bon endroit. Pareil quand on manipule les double quote " dans les yaml, l'ajout et suppression peut devenir un enfer. Mais bon c'est toujours moins pire que vim et son indentation agaçante dans les dernières versions :) et ça se maîtrise.

Je continue à utiliser vscode, on verra si dans 6 mois je suis revenu sur vim ou pas :)

FreeBSD: jouons avec iocage

Rédigé par uTux Aucun commentaire

En 2018, en matière de containers il n'y a pas que Docker ou LXC, il y a aussi FreeBSD et ses jails :) en fait ça existait longtemps avant et c'est plutôt bien fichu. J'ai longtemps utilisé le framework ezjail qui a l'avantage d'être simple et de fonctionner sans ZFS (j'avais un serveur anémique à base d'Atom 32 bit).

J'utilise FreeNAS et bien que leur web-ui permette depuis longtemps de créer des jails, cette solution est trop rigide, il est par exemple impossible d'upgrader une jail :( Bonne nouvelle, dans les dernières versions (avec le web-ui en beta ou via la ligne de commandes) on a droit à iocage qui est plus souple et supporte (entre autres) les upgrades.

Création d'une jail FreeBSD

Tout comme iohyve, il faut commencer par définir un pool de stockage ZFS. Cela peut être un pool existant, il ne l'écrase pas mais créé quelques datasets. Par exemple pour utiliser le pool data:

[root@freenas] ~# iocage activate data
ZFS pool 'data' successfully activated.

Ensuite on télécharge un template qui va servir à créer nos jails. Par exemple pour récupérer 11.1-RELEASE:

[root@freenas] ~# iocage fetch
[0] 9.3-RELEASE (EOL)
[1] 10.1-RELEASE (EOL)
[2] 10.2-RELEASE (EOL)
[3] 10.3-RELEASE
[4] 10.4-RELEASE
[5] 11.0-RELEASE (EOL)
[6] 11.1-RELEASE

Type the number of the desired RELEASE
Press [Enter] to fetch the default selection: (11.1)
Type EXIT to quit: 6
Fetching: 11.1-RELEASE

Downloading : MANIFEST [####################] 100% 0Mbit/s
Downloading : base.txz [####################] 100%  13.44Mbit/s
Downloading : lib32.txz [####################] 100%  12.66Mbit/s
Downloading : doc.txz [####################] 100%  10.76Mbit/s
Downloading : src.txz [####################] 100%  11.94Mbit/s
 11.94Mbit/sExtracting: base.txz... 
Extracting: lib32.txz... 
Extracting: doc.txz... 
Extracting: src.txz... 

* Updating 11.1-RELEASE to the latest patch level... 
src component not installed, skipped
Looking up update.FreeBSD.org mirrors... 3 mirrors found.
Fetching public key from update4.freebsd.org... done.
Fetching metadata signature for 11.1-RELEASE from update4.freebsd.org... done.
Fetching metadata index... done.
Fetching 2 metadata files... done.
Inspecting system... done.
Preparing to download files... done.
Fetching 151 patches.....10....20....30....40....50....60....70....80....90....100....110....120....130....140....150 done.
Applying patches... done.

The following files will be updated as part of updating to 11.1-RELEASE-p9:
[--- blablabla ---]
Installing updates... done.

On peut créer une jail nommée "unbound":

root@freenas:~ # iocage create -r 11.1-RELEASE -n unbound
unbound successfully created!

On lui met une adresse IP (en mode shared car j'ai encore quelques soucis avec le VNET):

root@freenas:~ # iocage set vnet=off unbound
Property: vnet has been updated to off
root@freenas:~ # iocage set ip4_addr="em0|192.168.0.201/24" unbound
Property: ip4_addr has been updated to em0|192.168.0.201/24

On démarre la jail:

root@freenas:~ # iocage start unbound
* Starting unbound
  + Started OK
  + Starting services OK

On entre dans la jail:

root@freenas:~ # iocage console unbound

FreeBSD 11.1-RELEASE (GENERIC) #0 r321309: Fri Jul 21 02:08:28 UTC 2017

Welcome to FreeBSD!

Release Notes, Errata: https://www.FreeBSD.org/releases/
Security Advisories:   https://www.FreeBSD.org/security/
FreeBSD Handbook:      https://www.FreeBSD.org/handbook/
FreeBSD FAQ:           https://www.FreeBSD.org/faq/
Questions List: https://lists.FreeBSD.org/mailman/listinfo/freebsd-questions/
FreeBSD Forums:        https://forums.FreeBSD.org/

Documents installed with the system are in the /usr/local/share/doc/freebsd/
directory, or can be installed later with:  pkg install en-freebsd-doc
For other languages, replace "en" with a language code like de or fr.

Show the version of FreeBSD installed:  freebsd-version ; uname -a
Please include that output and any error messages when posting questions.
Introduction to manual pages:  man man
FreeBSD directory layout:      man hier

Edit /etc/motd to change this login announcement.
root@unbound:~ #

Autres features

  • Créer ses propres templates, utile pour créer des jails prêtes à l'emploi (avec SSH + authorized_keys, par exemple).
  • Upgrade des jails
  • Snapshots (et oui, zfs...)
  • VNET (la jail a sa propre stack réseau, utile pour les manipulations pare-feu ou vpn)
  • Limitations CPU & mémoire
  • Installation automatique de paquets
  • Montage de volumes bind
  • Création de jails kFreeBSD (à titre de proof of concept)
  • A la manière des dataset/pool zfs, chaque jail a des propriétés modifiables (get/set)
  • Ecrit en python

Conclusion

J'utilise iocage pour une jail backuppc et j'en suis plutôt content. Si l'aspect VNET reste à améliorer, on a quand même fait un grand pas par rapport à la solution maison de FreeNAS.

iocage c'est le meilleur de FreeBSD: les jails et zfs. La syntaxe est claire, facile à retenir et me donne presque envie de m'y remettre et de migrer tous mes services dessus. Je vous encourage à l'essayer! Je vous encourage aussi à manger du FreeNAS, c'est bon pour la santé.

Proxmox VE

Rédigé par uTux 6 commentaires

Proxmox VE fait partie de ces projets cool à vocation commerciale mais libre et distribué gratuitement avec toutes les fonctionalités (comme FreeNAS). Il s'agit d'une solution de virtualisation basée sur Linux-KVM + LXC, le tout avec un web-ui plutôt bien fichu. Aperçu des fonctionnalités:

  • Cluster simili-HA (non testé)
  • Web-ui HTML5
  • Multiples backend de stockage: local, LVM, iSCSi, Ceph, Gluster, ZFS
  • Snapshots à chaud
  • Backups à chaud
  • Ajout CPU/RAM/disk à chaud (pas testé)
  • Console Web noVNC (pas de plugin à installer!)

J'ai installé Proxmox 5.1 sur mon NUC et l'utilise actuellement pour propulser mes services privés @home répartis sur 6 machines virtuelles debian.

Proxmox VE

Par le passé, l'un des points les plus gênants de Proxmox VE à mon sens était la console VNC qui nécessitait l'installation d'un plugin navigateur avec les inconvénients que l'on connait: problèmes de clavier, temps de chargement du plugin (on rate le grub!!!), latence... et j'ai été très content de constater que tout se fait maintenant en HTML5 avec noVNC, merci Proxmox!

Je rédige cet article car tout comme FreeNAS j'ai ressenti un effet "wow" (en positif). On côtoie beaucoup de logiciels dans notre métier, libres ou pas, parfois mauvais, parfois passables, mais rarement très bons. Proxmox devrait être plus connu.

Virtualisation

KVM:

Proxmox utilise KVM pour la virtualisation, avec des périphériques virtio si le système invité le supporte (Linux + BSD family). Il est possible d'allouer une quantité fixe de RAM ou un provisionnement dynamique ce qui revient en fait techniquement à autoriser le ballooning. L'installation se fait à l'aide de la console noVNC en HTML5 et d'une ISO que l'on peut uploader via le web-ui.

Proxmox active également la fonctionnalité KSM qui permet de partager entre les VM les pages de mémoire similaires par mesure d'économie. L'ensemble est donc plutôt bien pensé.

On retrouve cependant les éternels bugs communs aux solutions KVM, tels que les VM qui ne veulent parfois pas s'arrêter, il faut se connecter en SSH et forcer l'extinction car le web-ui n'y parvient pas. Dommage.

LXC:

Historiquement, Proxmox VE se basait sur OpenVZ pour les containers. Désormais c'est LXC qui est utilisé, pour cause de souplesse si on en croit ce post sur le forum Proxmox. J'ai toujours trouvé OpenVZ supérieur en terme d'isolation et d'outils d'administration, mais ce projet n'est pas upstream et a longtemps été bloqué au kernel 2.6.32 et il semble que ce soit encore le cas aujourd'hui.

Donc le passage à LXC est une bonne chose d'autant que LXCFS semble présent! Pour rappel, LXCFS permet à un container de ne voir que la quantité de RAM qui lui est alloué (via top ou htop) idem pour l'espace disque avec df ce qui améliore l'isolation.

L'installation d'un container LXC se fait à partir de templates que l'on peut télécharger chez Proxmox et il est possible de choisir si on veut le faire fonctionner en mode unprivileged ou pas, pour plus de sécurité. Je n'utilise pas de containers LXC, je privilégie KVM pour plus de souplesse. En effet avec LXC il n'y a pas de migration de stockage possible et il n'est pas possible d'activer ou désactiver le mode unprivileged, il faut recréer le container. Cette implémentation semble donc un peu moins mure que celle de KVM.

Stockage, snapshots, backups

Le support des snapshots dépend du backend de stockage. Par défaut c'est un stockage local LVM-thin et ils sont supportés. Idem sur du stockage local qcow2. Les snapshots se font et se suppriment à chaud, rien à dire là dessus à part que ça marche bien. En revanche pour les backups c'est une autre histoire. Proxmox dispose d'une planificateur de sauvegardes qui non seulement ne supporte que du full, mais en plus ne permet pas de définir une durée de rétention. C'est extrêmement basique, limite pas utilisable en l'état, je passe par du backuppc.

Pour revenir sur les backend de stockage (dont la liste est disponible ici) je ne suis pas parvenu à faire fonctionner Zfs over iScsi, il semble que cela nécessite une connexion SSH avec le NAS, un choix de conception étrange. Donc je me contente du local (LVM-thin) et d'un datastore NFS.

Il faut noter que l'on peut uploader des iso directement depuis le web-ui pour les mettre dans un datastore, et c'est super.

Conclusion

Proxmox constitue une bonne alternative à ESXi pour un labo @home ou pour une infra de virtualisation maitrisée de A à Z. Espérons que le produit continuera à mûrir sur les containers et la partie sauvegarde, en tous cas merci!

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