Le Blog Utux

HTTP 200 GET /

On va tous mourir

Rédigé par uTux Aucun commentaire

Oh mon dieu, IMB achète Red Hat, ça sort vraiment de nulle part mais j'imagine que tout le monde est maintenant au courant.

Même si j'essaie de rationaliser la chose en me disant que cela ne devrait pas changer grand chose, du moins pas avant quelques années, j'ai tout de même envie de me mettre en PLS et de pleurer sous mon bureau. Red Hat c'est un symbole, c'est une boite qui a un rayonnement énorme sur Linux, tant en terme de contributions que de choix politiques. C'est aussi une des distributions les plus présentes en entreprise. Ça et tout l'écosystème qui va avec: KVM, libvirt, ovirt, Ansible, GlusterFS, Ceph, Openshift, Fedora, CentOS... et au final cette entreprise se fait racheter comme un vulgaire opérateur de téléphonie.

J'ai toujours eu du mal à comprendre pourquoi une entreprise qui fonctionne bien accepte de se faire racheter par un plus gros, ça me dépasse complètement et c'est quelque chose de très négatif à mes yeux, comme s'il n'y avait que l'argent qui comptait (on parle quand même de 34 milliard de dollars).

Je me dis maintenant que j'ai bien fait de m'orienter sur Debian, tant pour mes serveurs que mes stations de travail. Et j'espère qu'IBM ne se comportera pas comme Oracle en sabrant tout ce qui fait que Red Hat est une entreprise cool.

First Man, somnifère/20

Rédigé par uTux 1 commentaire

First Man est un film offrant une vision romancée de la vie de Neil Armstrong, le premier homme à avoir posé le pied sur la Lune. La liste des films réalistes sur l'histoire de l'exploration spatiale n'est pas très longue: Apollo 13, Salyut-7, The Spacewalker... je suis donc plutôt content de la sortie de First Man.

First Man

Mais après l'avoir vu, j'avoue être assez partagé. La première chose que je reproche au film est le manque d'expression de Ryan Gosling, l'acteur principal qui a toujours le même visage du début à la fin. Est-ce parce que Neil Armstrong était réputé pour garder son sang froid et son calme quoi qu'il arrive ? Pour reprendre une expression de Chroma, on a l'impression qu'il ne joue pas, qu'il a planté, et qu'il faut aller le rebooter.

L'autre aspect qui me rebute est qu'il y a beaucoup trop d'histoire familiale et de drame, c'est un peu comme si on regardait le premier quart du film Apollo 13. Il reste peu de place aux missions spatiales, et on peut même dire que la mission sur la Lune est une partie insignifiante du film. Et pour empirer les choses, tout ceci est couplé à un rythme lent. Beaucoup de silences, de plans qui durent, en fait il est très difficile de rester éveillé d'autant que le film est long : 2h20.

Il y a quand même des choses bien, déjà il n'est pas objectivement mauvais, il est bien fait, il est bien écrit. Ensuite certaines missions sont filmées du point de vue de Neil Armstrong, à l'intérieur des engins spatiaux, un choix intéressant. L'inconvénient est que cela peut rendre l'ensemble très confus pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire de l'exploration spatial, par exemple pour la mission Gemini 8 on ne voit jamais la fusée, on peut donc se demander ce qui se passe ?

Pour conclure, bien que First Man ne soit pas un film malhonnête, je ne le recommande pas.

Comment nommer mes serveurs ?

Rédigé par uTux 3 commentaires

Vous avez tous eu dans votre entreprise un serveur nommé Orion car le nommage selon les constellations ou objets du système solaire est un grand classique. J'ai eu affaire à du Asterix et Obelix, Tom et Jerry, Arnold et Willy... et je trouve ça pénible. Beaucoup de gens choisissent un dictionnaire bien précis pour nommer leur serveur, il y en a d'ailleurs une liste ici, et pourtant je ne pense pas que ce soit une bonne pratique. Outre le fait que nous n'avons pas forcément le même humour que nos prédécesseurs, cela peut vite devenir l'enfer dans les situations d'urgence:

At 3am, when the world is burning down, having to figure out if "tatooine" is the DNS or the DHCP server is a problem you DON'T want or need.

Source.

Il est plus avisé de choisir un nom qui donne des informations utiles, comme la localisation et la fonction, ou encore le client quand il s'agit d’infogérance. Je n'ai pas encore trouvé la solution idéale, mais je trouve cet article intéressant: A Proper Server Naming Scheme. Le début me contredit puisqu'il recommande de donner des noms sans rapport avec la fonction et d'utiliser ensuite des CNAME records, mais je le trouve quand même assez complet. Ainsi pour un hypothétique serveur Web utux de développement hébergé à Amsterdam et faisant partie de l'organisation utux.fr on obtient ça:

  • web01.dev.ams.utux.fr

On a toutes les infos dont on a besoin en un simple coup d'oeil. L'inconvénient est que c'est un peu long pour un hostname ou un nom de machine virtuelle. Je ne gère que mes propres serveurs et je n'en ai pas une centaine, j'ai donc plutôt adopté ce format:

  • dev-ams-web01

Simple, efficace et lisible. Et vous?

Sources:

Réflexion sur DOOM

Rédigé par uTux Aucun commentaire

J'ai adoré le remake 2016 de DOOM: dynamique, nerveux, défoulant avec des guns exagérément grands, des exécutions débiles et des powerup irréalistes mais jouissifs. Il semble que le public soit unanime, c'est un putain de bon jeu, en opposition avec la presse beaucoup plus frileuse qui attendait un éinième CoD-like (14/20 sur un certain site français en 3 lettres, c'est ridicule).

Doom à la base est un jeu sorti en 1993, je ne me rappelle pas de l'avant car j'étais trop jeune, mais j'ai connu l'arrivée de ce jeu et aussi ce qu'il y a eu après. Doom 1 & 2 avaient une ambiance particulièrement prenante avec les monstres (les "taureaux", les "araignées"...), les armes, le sound design, le visage de son personnage dans le HUD, la musique, et surtout le moteur graphique absolument énorme pour l'époque. Et puis il y avait l'aspect multijoueur, à 2 joueurs par câble série pour les pauvres, en réseau IPX ou via connexion modem pour les plus chanceux, en collaboratif ou en deathmatch. DOOM a tellement marqué son époque et son domaine qu'il a créé un nouveau genre de jeu: le DOOM-like. Beaucoup de jeux se sont d'ailleurs basé sur le même moteur (Heretic, Hexen), d'autres non mais se sont positionnés en descendent spirituel comme par exemple Quake, Half-Life ou Duke Nukem 3D.

Doom a connu de très nombreuses versions: TNT, Plutonia, Doom2... et c'est sans compter les différents portages ailleurs que sur PC, la légende dit même qu'on trouvait ce jeu sur les calculatrices de lycée (ce qui ne semble pas tout à fait vrai après une recherche sur Youtube, puisque ce n'est pas exactement le même jeu).

Le très attendu Doom 3 est arrivé en 2004 et techniquement id Software n'a pas déçu. Je me rappelle de mes premiers instants sur ce jeu, c'était une véritable baffe, je trouvais les graphismes temps réel 3D aussi beau que ce qu'on avait d'habitude de voir dans les cinématiques pré calculées. Les couleurs, les jeux de lumières, la modélisation des personnages, tout était absolument renversant. Et puis il y avait un système de son 5.1 immersif dont je n'ai jamais pu profiter, n'étant pas équipé à ce niveau. Et puis ce fut le drame.

Doom 3 a déçu beaucoup de monde. Il pris le parti de proposer des niveaux plutôt linéaires avec une trame scénaristique et des éléments d'histoire à ramasser au travers de PDA. Beaucoup l'ont l'ont jugé trop lent, trop couloir, trop sombre, je ne suis pas de cet avis. C'était clairement volontaire, en 2005 on commençait à vouloir raconter des histoires dans les jeux, et id Software a fait du bon boulot à ce niveau. Le côté nerveux est certes mis de côté car la vitesse de déplacement est plus lente, en revanche on a toujours l'arsenal légendaire et la capacité à nettoyer toute forme de vie alien de manière assez radicale. J'ai pris beaucoup de plaisir.

Et c'est ça qui m'a donné envie d'écrire cet article. Les joueurs ont une mémoire sélective, pour eux Doom a toujours été synonyme de nervosité, d'ultra violence, de défouloir, au point que je pense qu'il y a une grosse confusion avec Brutal Doom, un mod sorti bien après. Les vieux Doom ont toujours été plutôt lents, extrêmement labyrinthiques et une fois passé les premiers niveaux on se retrouvait très souvent bloqué, il fallait trouver la bonne clé ou le bon interrupteur et cela pouvait rendre dingue. Je pense personnellement que Doom 3 est très proche de Doom et que Doom 2016 est plus un mélange de Quake et de Brutal Doom.

La conclusion de cet article est que j'ai toujours été fan des jeux Doom, sans exception, et que nous avons de la chance que la franchise et Id Software existent toujours. Il est bon de constater qu'on se risque encore à sortir des FPS oldschool au XXIe siècle alors que CoD a tué le genre et que même Duke Nukem Forever s'est planté. Allez, moi je vais m'écouter un peu de Mick Gordon.

Prey 2017 est-il bien ?

Rédigé par uTux Aucun commentaire

Prey à la base est un FPS bien bourrin sorti en 2006 basé sur le moteur graphique de Doom 3. Ce qui faisait l'intérêt de ce jeu c'était ses environnements gigantesques, ses portails, son style organique dégueu, ses changements de gravité, ses véhicules volants, ses extraterrestres décérébrés, ses armes génialissimes et puis il faut le dire un pitch qui fait rêver: "un indien contre des extra terrestres qui doit sauver sa copine!". Ce jeu m'avait retourné le cerveau, les tripes, du fun à l'état pur, une sacrée bouffée d'air frais alors qu'à cette période on assistait à la décadence des FPS avec la montée en puissance de Call of Duty. Prey est à mon sens encore aujourd'hui l'un des meilleurs FPS de tous les temps et je vous le recommande chaudement.

>> Prey | Full Gameplay/Playthrough | PC 60fps | No Commentary <<

J'aurais aimé un Prey 2, mais il a finalement été annulé. Il a fallu attendre 2017 que Bethesda nous gratifie... d'un remake. Étant fan de cet éditeur (Skyrim, Fallout4, Doom, Dishonored...) j'ai acheté Prey 2017 les yeux fermés. Et mon premier contact avec le jeu fut assez... décevant. Alors que je m'attendais à un jeu bourrin qui ne se prend pas au sérieux, c'est au contraire un jeu plutôt lent qui est plus proche de BioShock ou de Deus Ex que de Prey 2006. Certes BioShock est une référence dans le genre, mais à mon sens Prey 2017 n'arrive pas à être aussi vivant ou prenant.

Attention, Prey 2017 n'est pas un mauvais jeu, je dirais même qu'objectivement il est réussi sur tous les points. Le système de compétences avec les neuromods, le recyclage, les environnements ouverts avec plusieurs possibilités de jeu d'approches sont excellents. L'exploration est immense puisque le jeu n'est pas linéaire et contient beaucoup d'éléments secondaires à déverrouiller (les ordinateurs dont il faut trouver les mots de passe). Les phases en apesanteur sont également très réussies.

>> Prey - 8 minutes de gameplay <<

Mais de manière subjective je n'arrive pas à accrocher. Autant sur BioShock j'étais accroché à l'histoire, autant avec Prey 2017 je n'y arrive pas, ce qui est pourtant un élément crucial dans un jeu aussi lent. Car oui je trouve toujours le jeu aussi lent avec des armes qui manquent cruellement de punch, on se demande parfois s'il ne s'agit pas d'un Survival Horror. A vrai dire après avoir joué pour la première fois à Prey 2017, j'ai rage quit après 1 heure. Je n'ai repris le jeu que 1 an plus tard, j'ai joué quelques heures, puis je l'ai laissé de côté en me disant "plus tard". Je n'y ai plus touché depuis 3 mois...

En conclusion je ne sais pas quoi penser de ce Prey 2017. Ce serait trop facile d'accuser Bethesda de profiter du nom "Prey" pour vendre un jeu qui n'a rien à voir, puisqu'il est plutôt excellent et pas si hors sujet quand on y pense. Non en fait je dirais que ce jeu n'est pas en phase avec mes attentes car j'attendais un FPS old school, ce que Bethesda nous a offert avec Doom. Pas de haine envers Prey 2017, je vous le recommande, sachez juste que ce n'est pas Prey 2006...

Fil RSS des articles